Skip to main content
Mondes Sociaux

Mondes Sociaux

By Mondes Sociaux
Mondes Sociaux est un magazine numérique francophone en libre accès, créé et géré par des chercheurs. Il entend contribuer au partage et à la circulation des connaissances en mettant en visibilité auprès de larges publics des travaux de recherche de Sciences humaines et sociales déjà publiés dans des revues ou des ouvrages scientifiques.
Listen on
Where to listen
Apple Podcasts Logo

Apple Podcasts

Breaker Logo

Breaker

Google Podcasts Logo

Google Podcasts

Overcast Logo

Overcast

Pocket Casts Logo

Pocket Casts

RadioPublic Logo

RadioPublic

Spotify Logo

Spotify

Internet : l’émancipation entravée – Félix Tréguer
Peut-on qualifier Internet d’utopie déchue ? Alors que le projet était à l’origine vecteur de progrès et porteur d’une volonté émancipatrice, il est aujourd’hui au service d’un contrôle social toujours plus poussé. À travers une histoire de l’État et des luttes politiques associées aux moyens de communication, Félix Tréguer explique comment ce projet émancipateur associé à Internet a été mis en échec. Pour y parvenir, le sociologue replace cette technologie dans la longue histoire des sciences. Ce faisant, il replace Internet dans la longue liste des conflits qui ont émergé chaque fois que de nouveaux moyens de communication ont été inventés. Au XVe siècle, l’invention de l’imprimerie permet le développement massif de la production et de la circulation des écrits. Très vite, elle devient comme un instrument de contestation politique et autorise la propagation des ouvrages critiques et des pamphlets. En réaction, les stratégies étatiques s’adaptent et domestiquent progressivement ce qui semblait les contester : c’est l’apparition et la légitimation de la raison d’État. Après la Révolution française, la raison d’État cède la place à la « sûreté de l’État » puis à la « sécurité d’État ». Si la formule diffère, la philosophie fondée sur le secret, la surveillance, la censure et le contrôle des intermédiaires techniques reste identique. Ni la loi sur la liberté de la presse de 1881, ni le phénomène des radios libres ou le développement de l’informatique ne permettent de s’émanciper définitivement. : l’État reprend la main à l’issue de chaque innovation. Avec Internet, l’État accroît son emprise sous des formes encore inédites. Grâce à cette histoire longue, Félix Tréguer analyse ainsi avec perspicacité les fondements antidémocratiques de nos régimes politiques et la capacité de l’État à façonner la technologie dans un but de contrôle social. --- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie Ombres Blanches.
1:06:30
September 29, 2020
Paulin Ismard – Athènes : une démocratie esclavagiste
De la démocratie antique tant vantée, nous oublions souvent qu’elle a été inventée dans une société fondée sur l’esclavage. Quelle est alors la nature du lien qui unit la démocratie à l’esclavage ? Pour y répondre, l'historien Paul Ismar revient dans ce podcast sur la manière dont est défini à Athènes « l'homme-marchandise » qu'est l'esclave, étudiant le statut de sa parole dans l'espace judiciaire et son travail au quotidien. L’historien propose ainsi une analyse inédite du droit athénien de l'esclavage en relatant la façon dont la cité des hommes libres est elle-même modelée par l'institution esclavagiste. En étudiant la démocratie par ce biais, il montre comment l’imaginaire politique athénien, « auquel nous associons l’expérience de l’autonomie politique, est en effet le produit de l’expérience esclavagiste ».  Ce faisant, il éclaire d’un jour nouveau un certain rapport au corps, à l’écriture ou à la notion de représentation. Surtout, Paulin Ismar interroge les relations entre l’esclavage antique et notre époque et pose une question redoutable : dans quelle mesure l’esclavage a-t-il contribué à écrire une part de notre histoire, encore aujourd’hui ? En explorant le droit du travail, la cybernétique ou les formes modernes de la représentation politique, il apporte des éléments de réponse et démontre par là-même combien la configuration athénienne est encore présente dans notre société. --- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie Ombres Blanches.
1:01:04
September 17, 2020
De quoi le populisme est-il le nom ? – Pierre Rosanvallon
De par la multiplicité de ses aspects, le populisme est particulièrement difficile à penser ou interpréter. En conséquence, les chercheurs qui l’étudient préfèrent souvent caractériser sociologiquement les électeurs populistes ou bien discuter ce dont il est le symptôme. Pierre Rosanvallon propose pour sa part de le comprendre comme une idéologie cohérente « qui offre une vision puissante et attractive de la démocratie, de la société et de l’économie ». À une époque où la pensée de gauche n’offre aucune perspective, adhérer aux discours populistes permet d’exprimer une colère et un ressentiment. Le populisme apparaît donc comme la solution aux désordres du présent, faisant de lui l’idéologie ascendante du XXIe siècle. Dans ce podcast, Pierre Rosanvallon dessine une approche à la fois historique, théorique et critique du phénomène, dont il est très difficile de parler au singulier. Ayant isolé la dynamique propre au populisme et l’ayant situé dans l’histoire des formes démocratiques, Rosanvallon propose in fine quelques pistes d’action, notamment de revenir à l’idée de la démocratie – par nature toujours en mouvement. Celle-ci demeure le meilleur instrument pour permettre aux sociétés d’apprendre à vivre dans un monde en changement perpétuel. Il faut pour cela développer sa capacité de représentation de la réalité des vies et en donnant aux individus davantage de prise sur leur destin, au-delà du seul exercice électoral. --- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie Ombres Blanches.
1:13:50
August 31, 2020
Peut-on encore parler de révolution(s) ? – Ludivine Bantigny
« Des révolutions sociales qui embrasent le monde », « Les conséquences de la révolution des gilets jaunes », « Le retour des idéaux de la Révolution de 1789 ». Dans les discours, le terme « révolution » est omniprésent. Mais est-il réellement pertinent pour décrire les situations actuelles ? N’est-il pas inapproprié de l’employer pour caractériser les mouvements sociaux contemporains ? La question a été posée à Ludivine Bantigny, historienne, spécialiste de l'histoire des luttes contemporaines et des conséquences de mai 68, et auteur de Révolution. L’historienne et chercheuse aborde d’abord des questions d’actualité française, notamment celles liées aux gilets jaunes. S’agit-il d’une « révolution anthropologique » ? Peut-on parler d’une filiation entre ce mouvement et les évènements de la Révolution française ou de Mai 68 ? Comment une historienne des insurrections réagit-elle face aux gilets jaunes : neutralité prudente ou engagement assumé ? Son analyse questionne aussi le rapport au passé et son instrumentalisation. Ludivine Bantigny jongle également avec ses autres domaines d’études comme le genre ou la notion de génération. Ce podcast est un entretien où l’on parle pouvoir, rapports de force, inégalités et place de d’historien, entre étude du passé et accompagnement du présent, mené par Nathan Vieira, étudiant en économie à l’École Normale Supérieure (ENS) de Lyon. Il a été réalisé en marge de la conférence Nouveaux visages de la lutte des classes organisée par la Villa Gillet lors du festival (Re)faire société : mode d’emploi . ---- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec Trensistor, la webradio des étudiant.es de l’ENS de Lyon
15:54
July 8, 2020
Goulag, mode d’emploi - Nicolas Werth
« L’archipel du Goulag » d’Alexandre Soljenitsyne et les « Récits de la Kolyma » de Chalamov ont contribué à faire connaître l’un des systèmes répressifs les plus meurtriers du XXe siècle. De 1920 à 1950, le Goulag, ou Direction Centrale des Camps, compta 20 millions de prisonniers, 6 millions de déportés, 4 millions de morts. Quand Joseph Staline proclamait que « la vie était devenue meilleure », un système concentrationnaire d’environ 400 camps voyait le jour sur le territoire soviétique. Hors norme, à la fois gigantesque et sans égal, il y emprisonna un soviétique sur six. Ces prisonniers – les zeks – étaient contraints de travailler jusqu'à l'épuisement dans le froid et  le dénuement le plus total. Ils étaient condamnés à l'isolement, la peur et la faim au ventre. Au nom d’une volonté de développement économique, l’humiliation était permanente et leur existence en a longtemps été occultée à l'Est, et niée à l'Ouest. À travers différents exemples, Nicolas Werth rappelle les grands chantiers que furent le Canal Mer Blanche-Mer Baltique, la Voie morte. Il évoque les camps des îles Solovki, la Kolyma, Vorkouta et esquisse rapidement les portraits des bourreaux du Goulag que furent Dzerjinski, Iagoda, Iejov, Béria. Il rend hommage aux grands témoins persécutés tels que Soljenitsyne, Chalamov, Guinzbourg, Margolin, Rossi, Buber-Neumann et il n’oublie pas cependant toutes les victimes anonymes. Tout au long de cette rencontre l’auteur relate les motifs des arrestations et l’implacable machine à broyer les individus. Il fait une description concrète de la vie, du travail, de la violence des camps, s’appuyant sur des documents d’époque, notamment des photographies, des croquis de déportés, des documents administratifs. Une large partie de ces sources sont inédits et issus de l'ONG russe Memorial. Nicolas Werth questionne ainsi la participation du goulag au développement économique de l'URSS et le coût humain qui en a résulté. --- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie Ombres Blanches.
1:11:16
June 27, 2020
Pierre Vidal-Naquet : itinéraire intellectuel d’un « dreyfusard » – François Dosse
Pierre Vidal-Naquet, est né en 1930 et mort en 2006. En mai 1944, à l’âge de quatorze ans, il voit disparaître à jamais ses parents, déportés par la Gestapo vers Auschwitz. Dans son ouvrage « Pierre Vidal-Naquet, une vie » François Dosse considère cet épisode comme l’évènement fondateur de sa vie. Il revient sur les multiples facettes de la vie de cet homme d’exception, historien qui a renouvelé le regard sur la Grèce antique tout autant que référence morale de toute une génération. Entré en histoire pendant la guerre d’Algérie, son premier engagement d’historien le voit en 1957 dénoncer la torture et les disparitions forcées à travers le cas de Maurice Audin. Il n’a cessé ensuite d’être vigilant, transformant le traumatisme de la mort de ses parents en pulsion d’engagement. Animé d’un souci constant de défense de la justice et de la vérité contre les mensonges d’État, il fut sans doute le dernier grand intellectuel « dreyfusard » du XXe siècle. Mais il fut tout autant un grand savant, s’affirmant comme l’un des piliers de l’école d’anthropologie historique, avec Jean-Pierre Vernant et Marcel Detienne notamment. C’est ce parcours hors norme qu’évoque François Dosse. Au fil de cette traversée du second XXe siècle, il dévoile les multiples facettes d’un « intellectuel attachant, quelquefois lunaire, toujours très passionné », combattant le négationnisme et les « assassins de la mémoire ». En questionnant son identité d’intellectuel français et juif, « soucieux à la fois de l’existence d’Israël et condamnant sa politique au nom d’une conscience diasporique, il a vécu sa judéité comme un conflit intérieur. » Ce podcast permet de retracer les moments importants de son parcours, en observant une juste distance, sans une particulière sympathie pour l’homme. Elle est utile et nécessaire afin d’éviter de tomber dans l’hagiographie. --- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie Ombres Blanches.
1:21:25
June 10, 2020
Aventuriers francophones en Amérique du Nord – Gilles Havard
Durant trois siècles, l’Amérique du Nord est sillonnée par des aventuriers de langue française. Coureurs de bois, trappeurs, interprètes, ces hommes, en quête de fourrures se sont constamment mêlés aux Amérindiens. Des tribus iroquoises ont ainsi adopté un jeune français, des pirogues chargées de peaux de castor ou de bison ont descendu la rivière Missouri… Gilles Havard ressuscite ces hommes qui ont sillonné l’Amérique de 1550 à 1850, à partir du Canada, de Trois-Rivières, vers l’ouest, jusqu’aux montagnes Rocheuses et vers le sud, jusqu’en Floride. Il s’agit bien souvent d’« aventuriers déraisonnables et ensauvagés » qui ne cultivent pas la terre et n’érigent pas de clôtures sur des territoires qui ne leur appartiennent pas. Ils sont inaptes au peuplement, à la colonisation et parlement « majoritairement la langue de Molière. » De quoi contredire le schéma américain des colons audacieux qui ne pouvaient qu’être qu’anglophone. Gilles Havard révèle une Amérique insoupçonnée, engloutie dans la grande Histoire et dans le puissant imaginaire des westerns. Il nous incite à prendre en compte l’expertise reconnue de ces hommes qui ont une capacité singulière à jouer un rôle d’intermédiaire entre la société coloniale et le monde autochtone. Ses travaux présentent ainsi une autre approche des mondes coloniaux, une approche façonnés par la mobilité et parfois l’éphémère. Il permet aussi de mesurer la place importante de la langue française en Amérique. Cette histoire est marquée par la fin de la souveraineté des Indiens et l’oubli, en France, de cette Amérique du Nord française. L’auteur ouvre de nouvelles perspectives, notamment sur les “confins sociaux” et ses zones grises, sur la difficulté de distinguer la culture des élites et la culture populaire à partir de vies dont on a parfois des difficultés à retrouver toutes les traces. De même, le métissage se dilue en de multiples méandres et nous oblige à repenser la question des vies et du sang mêlé. Enfin, l’héritage français des États-Unis, oublié des deux côtés de l’Atlantique, corrige et élargit le thème du premier grand film américain du XXe siècle, « La naissance d’une Natio ». Des récits qui nous entraînent dans un monde sauvage, où les repères conventionnels se diluent et où l’aventure l’emporte sur tout autre considération. Gilles Havard est historien, directeur de recherche au CNRS. Ses travaux portent sur l’histoire des relations entre Européens et Amérindiens en Amérique du Nord (16e-19e siècle). Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Histoire de l’Amérique française (Flammarion, 2003, Grand prix de la SGDL), et Histoire des coureurs de bois (Les Indes Savantes, 2016, Grand Prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois 2016). --- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie Ombres Blanches.
1:15:43
April 19, 2020
Le temps de l’État-Entreprise
Qu’ont en commun Silvio Berlusconi, Donald Trump et Emmanuel Macron ? Antipolitiques en politique, ces hommes d’affaires issus de la télévision, de l’immobilier et de la finance sont tous des hommes d’affaires devenus présidents. En étudiant ces personnalités publiques, Pierre Musso analyse le fonctionnement actuel des politiques dans son ouvrage Le temps de l’État-Entreprise, Berlusconi, Trump, Macron. Il met en évidence une nouvelle manière d’exercer la politique et, au-delà, la pénétration de la sphère de l’Entreprise dans celle d’État. Pour mener à bien son étude, l’auteur déroule le fil des événements historiques ayant participé à l’évolution de la conception du politique en Occident depuis la réforme grégorienne. Pierre Musso appelle cela la « sédimentation historique » : les différentes conceptions et idées du politique se mêlent jusqu’à former le socle de notre acception actuelle. Les apports de ces différents moments ont construit l’idée actuelle de la politique qui, si elle est séparée du religieux, peine à conserver un sens auquel le peuple puisse s’identifier. En effet, la politique pourrait être définie comme l’intermédiaire entre une communauté et une idée. Pour remplir son rôle, elle doit donc incarner cette idée. Cependant, les politiques traditionnelles sont aujourd’hui vidées de leur substance car les hommes qui la pratiquent n’arrivent plus à personnifier une valeur ou une représentation du monde. L’État s’en trouve affaibli, de même que son système de représentation. L’homme politique actuel doit donc offrir une représentation en miroir du peuple, être le corps identifiable du chef, puisqu’il est dans l’impossibilité d’incarner une idée. L’homme d’affaire déjà identifié comme chef d’entreprise incarne aisément cette figure forte. Il l’entretient d’ailleurs en se présentant comme un chef, en homme d’action. Il amène avec lui tout un imaginaire issu du monde des affaires et une conception du monde qui lui est propre. C’est finalement cette bascule du « tout politique » au « tout technologique » à l’œuvre que détaille Pierre Musso. --- Pierre Musso, 2019, Le temps de l’État-Entreprise, Paris : Fayard. --- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie Ombres Blanches.
1:13:22
February 25, 2020
Enquête sur Sapiens – François Bon
Qui est Homo sapiens ? Pourquoi et comment ce contemporain de Neandertal a-t-il  survécu jusqu'à aujourd'hui ? François Bon tente d’y répondre en reconstituant le parcours de Sapiens, de son apparition en Afrique il y a environ 300 000 ans aux différentes vagues de migration qui l'ont amené à peupler l'ensemble du globe. Il aborde la question de la rencontre entre Sapiens et Neandertal en s’appuyant sur la récente découverte de gènes néandertaliens chez certaines populations européennes. Descendant d'Homo Erectus, né en Afrique, Homo sapiens a migré vers le Proche-Orient il y a plus de 100 000 ans puis essaimé vers l'Europe et l'Asie, jusqu'à atteindre l'Australie vers - 50 000 ans. Plongée en ces temps préhistoriques pour mieux saisir la spécificité de l'espèce Sapiens au sein de la lignée des hominidés ainsi que les raisons de son succès. Pour y parvenir, François Bon recourt à un genre oral proche du conte, peu courant en archéologie préhistorique. Il insiste sur le rapport à la mort, qui est une des caractéristiques principales de l'Homo sapiens et, paradoxalement, a peut-être constitué l’un de ses critères de survie. Pour l'auteur, celui-ci témoigne d'un phénomène d'extériorisation de l'action et de la pensée, qui conduit à l'apparition du symbolisme comme base communicationnelle. On assiste en même temps à l'émergence de la représentation symbolique et à la production de l'art comme langage. Quel avenir pour l'Homo Sapiens ? Où allons-nous, en tant qu'espèce ? S'arrêtera-t-on jamais d'explorer les espaces infinis ? En tant que préhistorien, François Bon estime que "nous sommes déjà en train de nourrir l'idéologie comme de préparer les formes de sociabilité nécessaires à cette mise en orbite". Alors, plutôt que de penser à ce que nous réserve l'avenir, revenons un court instant sur le long chemin que nous avons parcouru. Et écoutons-le. ---- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie toulousaine Ombres Blanches. ----
1:10:24
February 16, 2020
Crises environnementales à venir – Christophe Bonneuil
Évènements climatiques extrêmes, incendies monstrueux, pollution hors de tout contrôle : l’avènement de l’Homme comme principale force géologique sur Terre a entraîné la naissance d’une nouvelle ère, l’Anthropocène. Dans celle-ci, l’Humanité s’interroge sur ces évènements climatiques d’un genre nouveau, sur leur incidence sur la pérennité de l’espèce humaine et sur les idéologies qui en découlent. L’entrée dans l’Anthropocène remet en effet en cause les promesses de la modernité élaborées aux XIXe et XXe siècles. Alors qu’il s’agissait de construire une société détachée des déterminismes naturels, force est de reconnaître que les  décisions d’aujourd’hui influencent directement nos conditions de vie futures et réduisent la marge de manœuvre des générations à venir. La fin de ce mythe doit nous faire ré-envisager nos liens aux non-humains et aux processus bio-géo-chimiques de la terre. En conséquence, le terme même d’Anthropocène ne suffit pas forcément à élaborer des réponses. C’est pour cela qu’on lui substitut parfois le terme de « capitalocène », à savoir la responsabilité du capitalisme dans cette nouvelle ère. Dans cette perspective, la société industrielle et son rapport utilitariste à la nature sont principalement responsables. Or, la société industrielle et son utilitarisme ne sont pas propres au capitalisme : ils existaient aussi dans les expériences socialistes et productivistes. De sorte que pour les tenants du « capitalocène »,  l’idée n’est pas tant de sortir du capitalisme que d’arrêter de fabriquer pour protéger l’environnement dans lequel nous vivons. Penser l’Anthropocène et ses enjeux. Pourquoi une collection sur les questions socio-écologiques globales ? est une conférence introductive sur l’Anthropocène, ses enjeux politiques et intellectuels permettant de faire un tableau des questions ouvertes et à ouvrir par la collection « Anthropocène ». ---- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie toulousaine Ombres Blanches. ----
54:26
January 16, 2020
Dans les pas des Hominidés – Sandrine Costamagno et Nicolas Teyssandier
D’où viennent et par où sont passés les Hominidés, ces ancêtres de l’Homme, et plus précisément de l’Homo Sapiens ?  L’ouvrage collectif Pré-histoires, la conquête des territoires, retrace leur parcours, depuis Sahelanthropus jusqu’à Homo sapiens, à travers les voyages, migrations, adaptations et innovations techniques qui leur ont permis de coloniser des territoires aussi divers que le littoral, la montagne ou les îles. Il se penche aussi sur l’art et les rituels adoptés tout au long de la préhistoire : peintures et gravures rupestres, arrangements stalagmitiques de Bruniquel, sépultures de grottes ou de dolmens. Les auteurs suivent les pas de l'homme préhistorique à travers la grande diversité des milieux qu'il a traversés, qu'il a progressivement modelés et au sein desquels il a laissé de surprenantes empreintes de ses conquêtes. Celles-ci ont abouti à l’adaptation des humains à de multiples environnements qui ont façonné leurs sociétés. Au plus proche de nos ancêtres, il entraîne dans une grande enquête à la croisée de savoirs scientifiques multiples. Car archéologues, géologues, anthropologues, généticiens, géographes, climatologues, écologues, zoologues, chimistes et physiciens unissent désormais leurs compétences pour décrypter ce qui a fait l’homme hier et expliquer ce que nous sommes aujourd’hui devenus. Un long cheminement… D’une archéologie des littoraux ou du monde souterrain à celle des plaines, des montagnes ou des milieux insulaires, il présente les avancées les plus récentes des connaissances sur la préhistoire. Il incite aussi à réfléchir sur les fondements de l’humanité et à notre empreinte laissée sur les milieux. Des « pré-histoires », parfois étonnantes, sur la conquête du monde…
50:44
January 6, 2020
Quel est le travail de l’historien ? – Jacques Revel
Comment fait-on de l’histoire ? Cette question simple impose une pluralité de réponses. L’histoire intéresse fortement le public mais celui-ci n’est pas nécessairement au fait des divers courants et des différentes manières de pratiquer cette discipline. L‘égo-histoire ou encore la microhistoire sont autant de notions propres à cette science que Jacques Revel explique aux lecteurs. Jacques Revel est historien membre de l’école française de Rome, directeur de la revue des Annales puis président de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Pratiquant dans un premier temps une histoire économique et sociale dans la lignée d’Ernest Labrousse, il s’intéresse suite à son séjour en Italie à la microhistoire. De plus, l’historien entreprend en parallèle une réflexion sur le devenir de sa discipline. Alimenté par ses expériences, Un moment, des histoires est une réflexion sur la manière de pratiquer la recherche en Histoire. Un grand nombre d’histoires peuvent en effet être déroulées à partir d’une même liasse d’archives. Ce sont les questionnements et l’angle adopté par le chercheur qui conditionnent le type d’histoire qui va en être extrait. En conséquence le rapport aux sources et la manière dont elles sont envisagées sont au cœur du travail historique. Dans ce recueil d’entretiens réalisés par Emmanuel Laurentin, Jacques Revel s’interroge également sur les modalités d’apprentissage de la recherche et ses limites en histoire. Ainsi, il questionne aussi les évolutions de cette discipline depuis qu’il la pratique. Le passage d’une époque optimiste à une époque davantage empreinte d’incertitudes transforme la pratique de cette science, passant ainsi d’une histoire triomphaliste à une histoire réflexive. Il s’agit dès lors de voir en quoi les différentes pratiques de l’histoire peuvent être complémentaires pour être le plus objectif possible.
57:44
December 15, 2019
La fabrique de la mémoire - Michel Laguës
Tout cela a débuté il y a bien longtemps. D’abord sur des murs de grottes, puis sur des supports mobiles. Ensuite, l’homme a décidé de déléguer cette activité à des machines ; il a inventé l’imprimerie, le phonographe et a rendu la mémoire virtuelle, numérique, sous forme d’une succession de 0 et de 1. Ce tsunami numérique a de plus en plus réduit la mémoire au temps présent, au point de se demander : qu’est-ce que la mémoire et qu’est-ce qui fait mémoire aujourd’hui ? Pérenniser la mémoire et essayer de ne pas la perdre est certainement l’une des plus grandes aventures d’Homo sapiens. En complément de l’évolution biologique fort lente des capacités cérébrales il lui faut inventer. D’abord dessiner et peindre, puis construire des écritures, avec des symboles et des règles. Sur des tablettes d’argile, de bois, de feuilles, de papyrus, de soie, de parchemin, de papier… Puis, l’aventure se précipite : la machine mesure, des automates enregistrent, mieux et bien plus vite que la main ne peut écrire. Ensuite vient la machine, qui convertit toute information en nombres. Aujourd’hui, un être humain peut disposer du savoir de l’humanité dans la paume de sa main. Une telle accélération de la croissance des techniques nous promet des transformations radicales. Depuis le génome, registre de notre personne et de notre espèce, jusqu’aux promesses et aux risques des Big Data. Cependant, la mémoire a ses pièges, ses maladies, ses fantasmes. La maladie d’Alzheimer, les faux souvenirs, l’impact des nouvelles technologies sur l’éducation, ou encore les liens sommeil-mémoire nous interrogent. Mémoire collective ou olfactive, où en est-on aujourd’hui ? « De la grotte au cloud : comment l’homme enregistre sa mémoire ? » Voilà ce dont nous entretient Michel Laguës, directeur de recherche CNRS, spécialiste des supraconducteurs, il a co-écrit avec Denis Baudouin et Georges Chapouthier aux éditions du CNRS « L’invention de la mémoire, écrire, enregistrer, numériser » aux éditions du CNRS. Entretien enregistrée lors de la 3e édition de la Semaine de la mémoire, qui s'est déroulée du 17 au 21 septembre 2018.
56:30
December 1, 2019
Violence et religion en Afrique – Jean-François Bayart
La violence doit-elle systématiquement être liée à la religion en Afrique ? Pour Jean-François Bayart, « il faut casser cet automatisme de pensée qui établit une équation entre le religieux et la violence politique, et peut-être plus précisément une équation assez perverse, idéologiquement assez orientée, qui associe l’islam à la violence. Certes, des mouvements politiques se réclamant de l’islam déploient des stratégies de violence [...]. Mais d’autres mouvements déploient des stratégies politiques violentes et ont trait, de près ou de loin, au christianisme.[...] » ---- Ce podcast retrace la rencontre avec Jean-François Bayart et de ses ouvrages Violence et religion en Afrique et État et religion en Afrique, tous deux parus aux éditions Karthala. ---- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie toulousaine Ombres Blanches. ----
1:58:33
October 29, 2019
Vers le droit numérique ? – Antoine Garapon et Jean Lassègue
Aujourd’hui, le numérique est partout. Il bouleverse même toutes les conceptions de la Justice, installant sa déclinaison digitale à tous les niveaux du système judiciaire. Cette justice organise la coexistence des hommes sans tiers et sans loi par le seul jeu d’écritures numériques, au risque d’oublier que l’homme est un « animal politique. » Est-il possible de remplacer des avocats par des robots ? Ce n’est pas inenvisageable. Et si les notaires venaient à disparaître ? Pareil : on pourrait à l’avenir résoudre les conflits en ligne. La justice deviendrait prédictive, l’état civil serait dirigé par des blockchain, généralisant des contrats en bitcoins qui échapperaient à tout contrôle. Pour étudier cette idée, Antoine Garapon et Jean Lassègue reprennent le terme de Marcel Mauss et avancent que le droit numérique est « un fait social total ». En conséquence la justice « digitale » est porteuse d’un dilemme : elle n’est ni le fait du juriste, ni celui du politique, ni même de grands penseurs ; elle est au contraire issue « de l’imagination créatrice » de techniciens. Ce faisant, le numérique « ringardise ces professions qui semblent restées à un stade artisanal, aristocratique et ancien ». ---- Ce podcast retrace la rencontre avec Antoine Garapon et Jean Lassègue autour de leur livre Justice digitale paru aux Presses universitaires de France. ---- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie toulousaine Ombres Blanches. ----
1:08:53
October 14, 2019
Éthique et sport sont-ils toujours conciliables ? – Philippe Sarremejane 
« L’essentiel est de participer » disait Pierre de Coubertin. Mais ça, c’était avant : le livre de Philippe Sarremejane « Éthique et sport » nous fait passer du sport loisir au sport professionnel. De nos jours, il est presque impossible de ne pas pratiquer un sport : ce dernier a envahi tout notre espace de vie, au point de devenir un vecteur important de communication. Il est donc très difficile de faire du « no sport » de Winston Churchill un mot d’ordre. ---- Le podcast retrace la rencontre avec Philippe Sarremejane autour de son livre Ethique et sport paru aux éditions Sciences Humaines. ---- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie toulousaine Ombres Blanches. ----
1:12:33
September 16, 2019
Faire l’histoire du silence ? – Alain Corbin
Est-il possible de faire une histoire du silence ? Si oui, comment trouver dans les archives ce qui justement ne laisse pas de traces ? Fidèle à l’histoire des sensibilités dont il est l’un des principaux promoteur, Alain Corbin attache sa réflexion à ce silence qui n’est pas une absence de bruit, mais bien un objet historique. Pour y parvenir, l’historien propose trois balades dans le passé à ses auditeurs. La première l’amène à questionner le silence des paysans, un silence qu’il oppose à celui des urbains, notamment des ouvriers. Si le paysan est taiseux, il l’est surtout par calcul. Son mutisme assure la solidarité du groupe familial, conserve ses secrets et protège le patrimoine. Sa méfiance naturelle envers les étrangers – policiers, agents des impôts, juges etc. – le conforte dans cette attitude. ---- Le podcast retrace la rencontre avec Alain Corbin sur les traces du silence. ---- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec La Forge numérique, Espace numérique des productions multimédia de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de l'Université de Caen Normandie.
42:18
August 29, 2019
Que reste-t-il d’Act Up ? – David Caron
Par un apparent paradoxe, le succès des traitements antirétroviraux dans la lutte contre le VIH a entraîné la réévaluation du rôle d’Act Up, association française militante de lutte contre le Sida.  Et cela sur la toile de fond d’une invisibilité sociale, politique et culturelle grandissante des personnes séropositives. Les objectifs initiaux d’Act Up, issu en 1989 de la communauté homosexuelle, s’inspiraient largement des pratiques activistes des groupes homologues américains : d’une part, agir sur les médias, les forces et personnalités politiques (…) pour améliorer la situation médicale et sociale des malades, et derrière eux des minorités ; d’autre part, prendre en compte et transmettre le savoir des malades. ---- Le podcast retrace la rencontre avec David Caron, professeur (Université du Michigan) autour de ses publications The Nearness of Others: Searching for Tact and Contact in the Age of HIV et, en français, Marais gay, Marais juif : pour une théorie queer de la communauté. ---- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec La Forge numérique, Espace numérique des productions multimédia de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de l'Université de Caen Normandie.
38:58
July 14, 2019
Ficher, marquer, déporter : l’administration de Vichy et les juifs – Laurent Joly
Entre les 16 et 17 juillet 1942, plus de treize mille personnes – dont un tiers d’enfants – sont arrêtés et déportés. Au-delà de son horreur, la rafle du Vél’d’Hiv symbolise l’implication du gouvernement français dans le génocide juif commis par l’Allemagne nazi. Mais ce n’est qu’au milieu des années 1990 que la République française reconnaît la participation de l’État à cette entreprise. Pourquoi ce délai ? Parce qu'en France, le discours politique est souvent en décalage avec celui de l’historien…  ---- Le podcast retrace la rencontre avec Laurent Joly autour de son ouvrage L’État contre les juifs. Vichy, les nazis et la persécution antisémite, paru aux éditions Grasset. Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Une rencontre Histoire à venir ---- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie toulousaine Ombres Blanches. ----
52:14
July 14, 2019
Quand le capitalisme se met au vert - François Purseigle, Geneviève Nguyen, Pierre Blanc
Nourrir le monde est-il synonyme de profit ? Vraisemblablement : le marché agricole met en pratique cette hypothèse depuis les années 1970, bousculant les modes de production traditionnels pour y parvenir. Après avoir concerné la mécanisation des exploitations dans la seconde partie du XXe siècle, il s’agit aujourd’hui d’exploiter directement la matière première alimentaire. Peu après 2008, les fonds d’investissements doivent dépasser la crise des subprime et cherchent des produits sûr même si la possibilité de gain est faible. Le secteur agroalimentaire est parfait pour ce rôle : une crise alimentaire à échelle mondiale sévit depuis quelques mois, la demande est forte et la production ne suit pas. Toutes les conditions sont réunies pour y investir. Rapidement, la production agricole se mondialise et redessine les schémas classiques de l’agriculture dans le monde en mêlant sécurité alimentaire, croissance et appropriations des terres. Qu’en retenir ? ---- Le podcast retrace la rencontre avec François Purseigle, Geneviève Nguyen, Pierre Blanc autour de leur ouvrage Le nouveau capitalisme agricole. De la ferme à la firme paru aux Presses de Sciences Po ---- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie toulousaine Ombres Blanches. ----
55:54
June 26, 2019
L’Afrique : un continent géographique, plusieurs continents d’histoire - François-Xavier Fauvelle
Que s’est-il passé depuis que Sapiens Sapiens a fait ses premiers pas sur le continent africain ? La réponse n’est pas évidente car la question met en évidence l’ignorance de l’Occident sur l’Afrique et surtout sur son histoire. Ce déficit de connaissances est régulièrement compensé par excès de préjugés, parmi lesquels on relève très souvent l’immobilité historique, ou pire encore, l’absence d’histoire… quand ce n’est pas la négation de la diversité culturelle du continent en réduisant les peuples qui l’habitent à « un » peuple africain, bien évidemment fictif. Les 25 chercheurs qui ont contribué, autour de François-Xavier Fauvelle, à l’ouvrage L’Afrique ancienne de l’Acacus au Zimbabwe – 20 000 avant notre ère – XVIIe siècle proposent de nous faire découvrir l’histoire millénaire et foisonnante d’empires, de villes et de sociétés africaines, sans doute dans l’espoir de modifier notre perception première et « primaire ». C’est à partir de l’idée qu’un ouvrage général sur l’Afrique était devenue indispensable qu’ils ont construit, trois ans durant, un patchwork à vocation historique. En effet, toutes les sciences du passé sont convoquées pour faire émerger de chaque région de l’Afrique une histoire plurielle, à l’image des sociétés qui ont foulé cet immense continent. ---- Le podcast retrace la rencontre avec François-Xavier Fauvelle autour de son ouvrage L’Afrique ancienne: de l’Acacus au Zimbabwe : 20 000 avant notre ère-XVIIè siècle. ---- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie toulousaine Ombres Blanches. ---- Mots-clefs : Africa, Afrique, Afrique ancienne, Cultures, Passé, Past, Peoples, Peuples, Sociétés, Societies
1:21:16
May 20, 2019
L’antiquité romaine reconstruite par les Italiens - Philippe Foro
La rumeur court sur les forums : le prochain jeu vidéo Assassin’s Creed se déroulera en Italie à l’époque romaine comme son nom – Légion –   le laisse entendre. Ce sera l’épisode de clôture du cycle antique qu’avait entamé le studio de production Ubisoft avec ses deux derniers jeux Origins et Odyssey. Mais l’antiquité romaine ne fascine pas seulement les amateurs de jeux vidéo. En fait, de l’unification de l’Italie (fin du XIXe siècle) au fascisme mussolinien, elle traverse son histoire politique et artistique. Parfois malmenée, souvent instrumentalisée, elle est toujours omniprésente sous des formes multiples qui changent fréquemment en fonction des enjeux et des intérêts du moment. ---- Le podcast retrace la rencontre avec Philippe Foro autour de son ouvrage L’Italie et l’Antiquité du siècle des Lumières à la chute du fascisme. ---- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie toulousaine Ombres Blanches. ---- Mots-clefs : Antiquité, Antiquity, Arts, Civilisations, Civilizations, Culture, Instrumentalisation, Italie, Italy, Rome
1:11:27
May 20, 2019
La grande vadrouille des Dieux – entretien avec Corinne Bonnet et Laurent Bricault
Les dieux voyageaient-ils dans le monde antique ? Ou pour le dire autrement, Mars était-il Arès et Poséidon, Neptune ? Si ce n’est pas le cas, comment une nouveau dieu pénétrait-il dans une société pour se faire une place au soleil ? Si les divinités naissent bien dans une société particulière, elles n’y restent pas : elles se déplacent et s’entremêlent, travestissant leurs aspects et leurs attributs tout au long de leurs pérégrinations dans les esprits. ---- Le podcast retrace la rencontre avec Corinne Bonnet et Laurent Bricault autour de leur ouvrage Quand les dieux voyagent. Cultes et mythes en mouvement dans l'espace méditerranéen antique paru aux éditions Labor et Fides ---- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie toulousaine Ombres Blanches. ---- Mots-clefs :
1:02:28
May 12, 2019
Chaos climatique partout ! Justice climatique nulle part ! - Geneviève Azam et Christophe Bonneuil
Est-il possible pour le capitalisme de ne pas faire dérailler la planète ? À l’heure où l’on parle de « crimes climatiques », d’effondrements et de stratégies de sortie de l’âge des fossiles, il est urgent de repenser nos modes de vies. ---- Le podcast retrace la table ronde sur le thème Le capitalisme peut-il ne pas faire dérailler la planète ? Crimes climatiques, effondrements et stratégies de sortie de l’âge des fossiles. Avec Maxime Combes et Geneviève Azam. Débat animé par Christophe Bonneuil. ---- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie toulousaine Ombres Blanches. ---- Mots-clefs : Environnement, Environment, Pollution, Société, Society
1:30:25
April 14, 2019
L'histoire par le bas - rencontre avec Gérard Noiriel
Gérard Noiriel, à l’image d’Howard Zinn avant lui, s’est lancé dans un projet comparable à l’« Histoire populaire des États-Unis », cette fois-ci au sujet de la France. De la guerre de Cent Ans à nos jours, son ouvrage évoque les relations de pouvoir au sein de notre société. Son but : redonner la parole à ceux qui en étaient privés, à ceux que l’on n’entendait pas. ---- Le podcast retrace la rencontre avec Gérard Noiriel autour de son ouvrage paru aux éditions Agone, Une histoire populaire de la France. De la guerre de Cent Ans à nos jours. ---- La diffusion de ce podcast s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la librairie toulousaine Ombres Blanches et le festival L’histoire à venir.  ---- Mots-clefs : Classes populaires, France, Gender, Genre, Mémoire, Memory, People, Peuple, Popular education, Société, Society
1:12:34
April 8, 2019