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VARIATIONS

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By Variations
VARIATIONS est un magazine culturel produit par Mehdi El Kindi et Layal Rhanem et diffusé depuis septembre 2019 tous les samedis à 10h sur Radio 2M au Maroc.
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VARIATIONS

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[Agenda culturel] Juin 2021: la reprise?
La nouvelle est tombée alors que la lassitude et l’ennui commençait à prendre le pas sur la vie ! Les lieux culturels rouvrent enfin et le nouveau couvre-feu est repoussé à 23h. Evidemment, certains lieux à l’instar des galeries et des lieux de résidence avaient d’ores et déjà ouvert leurs portes pour accueillir un public restreint mais là on va enfin pouvoir reparler théâtre, cinéma, concert et ça fait du bien! Ce lot de premières bonnes nouvelles est le fruit d’un assouplissement progressif des mesures barrières. Le public et les opérateurs des secteurs culturel et événementiel attendent tous avec grande impatience que la vie reprenne son cours... Ces deux dernières années ont été très difficiles pour tous. Les cinémas ouvrent, les centres culturels reprennent, et quelques concerts ou représentations sont annoncés ici et là… alors on va pas s’en priver, dans ce numéro, nous vous proposons simplement un petit tour d’horizon des événements de ce weekend et des jours qui viennent, à Rabat, Casablanca, Fès ou encore Marrakech, en espérant pouvoir de notre côté y aller, vous y croiser et échanger. Que cette reprise culturelle vous apporte un maximum d’étoiles dans les yeux!  Au programme de ce numéro: L’orchestre philharmonique du Maroc annonce deux concerts gratuits à l’occasion de la fête de la musique, à Rabat - les détails avec la directrice déléguée de la fondation ténor pour la culture, Caroline Saunier. Ouvrir un cinéma après plus d’une année d’inactivité n’est pas chose aisée - nous discutons des challenges que rencontrent les exploitants avec Hassan Belkadi. Le Record Store Day est une journée annuelle de promotion, organisée par les disquaires indépendants afin d'inciter le public à se rendre dans leurs boutiques. Une version marocaine est organisée à Rabat par la Fondation Hiba, on en parle avec Amine Hamma. 
28:36
June 13, 2021
La mer
C’est officiel, les plages sont enfin ouvertes et on ne va pas se faire prier pour aller piquer des têtes et marcher sur le sable mouillé! Alors, aujourd’hui on va en parler sous toutes les coutures, on aurait presque envie de composer un poème ou une pièce radiophonique pour l’occasion. Pour le poème, fort heureusement Baudelaire s’en est déjà chargé et pour la pièce radio, un super montage par un super monteur fera l’affaire. Une émission avec des bruits de vagues de partout et même des sons de mouettes, tiens ! Dans ce numéro, on parle de la mer dans la littérature, dans le cinéma, on parle d’environnement également et de protection de l’océan, on va même parler de sports nautiques, toutes les raisons sont bonnes pour célébrer l’iode marin ! Au programme de ce numéro : La pandémie du COVID-19 a ramené son lot de nouveaux déchets plastiques: les masques et les gants jetables. On en parle avec Nouredine Sallouk, président de l’association Surfrider Maroc, basée à Agadir. La mer dans la littérature, sélection de 3 livres ! Dakhla, avec sa lagune et la douceur de son climat, est devenue une destination mondiale pour  les sports nautiques, en particulier le kite et le windsurf. Retour sur cette discipline et sur l’attractivité de la région avec Hamid Boucetta, kitesurfeur installé à Dakhla. L’artiste plasticienne Rita Alaoui nous parle de ces objets qu’elle ramasse au bord de l’eau et de ce qu’elle en fait… de son rapport aux étendues d’eau et de ses inspirations. En fin d’émission, nous vous proposons une petite création sonore autour de la mer et de l’océan, signée Youssef Barrada, monteur et producteur cinéma.
31:05
June 7, 2021
L'ordre des choses
On dit qu’un battement d’ailes de papillon est en mesure de provoquer un ouragan à plusieurs milliers de kilomètres de là, c’est la métaphore qui est souvent utilisée pour expliquer de manière simpliste la théorie du chaos, le summum du désordre. Cette explication a même donné lieu à cette scène mythique du cinéma dans le film “Jurassic Park”. Mais si cette affirmation s’avère vraie, cela signifie que le désordre et le chaos font partie du cours naturel de la vie, de l’ordre des choses. Avant d’évoquer le chaos et le désordre, on tâchera dans cette émission de parler de l’ordre. Le définir, l’interroger, interroger à titre d’exemple l’importance de l’ordre dans les rituels et par là même l’importance des rituels dans la construction de l’identité, mais également du bien-être psychologique. La pandémie du COVID-19 - oui, le dictionnaire le Robert a tranché on dit bien le COVID - nous a obligé à repenser nos habitudes, nos rituels, mais également notre notion du temps et de l’espace puisque nous vivons dans une nouvelle temporalité avec un accès d’autant plus restreint à l’espace public. Ce sont là des paramètres, qui chamboulent les rituels et qui forcent à en réinventer de nouveaux pour s’adapter à cette nouveauté. On évoquera également l’ordre dans le cinéma, c’est évidemment quelque chose de primordial dans l’écriture, dans la réalisation ou encore le montage, mais nous évoquerons aujourd’hui en particulier l’ordre dans une technique cinématographique : le plan-séquence. Il sera également question d’actorat et de la manière dont une comédienne fait de l’ordre en elle pour accueillir un personnage. Au menu du jour : Rassemblements interdits, rituels cassés.. la pandémie a chamboulé notre quotidien. Et pourtant, nous nous adaptons. Nous parlons de rituels et de santé mentale avec Driss Moussaoui, professeur en psychiatrie. Tout organiser, tout chorégraphier et tout ordonner au millimètre près, c’est ce que nécessite le tournage d’un plan-séquence. Nous parlons de sa portée et de son intérêt avec Maël Sevestre, réalisateur. Dans ce numéro, retrouvez également une petite sélection de films tournés en faux plan-séquence. Enfin, avec la comédienne Amal Ayouch, nous discutons du rapport au personnage incarné, de l’ordre à faire en soi pour l'accueillir et lui donner vie en s'effaçant à son profit.
39:11
June 1, 2021
Musique et spiritualité
La musique, c’est le langage de l’âme, dit-on… Elle transforme l’être et élève la conscience. Musique et spiritualité sont ainsi liés, depuis la nuit des temps. C’est la thématique que nous explorons cette semaine dans ce numéro de Variations. Ainsi, aujourd'hui, nous essayons de savoir si la spiritualité en musique continue de transcender et d’offrir de nouvelles voies? Nous tentons également de comprendre comment les musiciens contemporains arrivent à transmettre l’émotion d’une pièce écrite il y a plusieurs siècles, et enfin, nous essayons de comprendre comment les sons et la musique peuvent impacter un processus de guérison. Au programme de ce numéro : Interview de Gérard Kurkdjian, auteur, producteur et directeur artistique, il est notamment l’un des co-fondateurs du festival de Fès des musiques sacrées et l’auteur de deux livres clés “Le grand livre des musiques sacrées du monde” et "Méditation musicale : comment méditer avec les plus belles musiques du monde”. Avec Dina Bensaid, pianiste soliste et directrice de la fondation Ténor, nous revenons sur les liens entre musique classique, religion et spiritualité. Elle nous parle également de ce moment magique, méditatif que les interprètes vivent, seuls ou devant un public. Utiliser la musique pour soigner et guérir, Elodie Graff nous parle des bienfaits de la musicothérapie pour apaiser les maux. Elle travaille notamment avec des enfants en situation de handicap mental à Essaouira. Enfin que serait un numéro autour de la musique sans musique ? Et pour une fois, ce sont nos invités qui vous ont concocté la playlist.
34:09
April 25, 2021
Spiritualité
Cette semaine dans Variations et pendant les trois prochains numéros, nous parlons de spiritualité. Et pour cause, la spiritualité durant le mois sacré de ramadan est sur toutes les lèvres…  Alors, on va d’une part, tenter de comprendre pourquoi, mais également de définir cette notion à travers le religieux, la philosophie, et à travers les thérapies qui invitent à se recentrer sur soi. Le spirituel, c’est tout ce qui est de l’ordre de l’esprit mais également toute émanation de l’âme et c’est ce qu’on va s’astreindre à explorer aujourd'hui dans ce numéro de Variations !  Au programme de ce numéro :  D’abord une petite définition, qu’est ce que la spiritualité - qu’elle soit religieuse, laïque ou en philosophie.  Interview de Faouzi Skali, Docteur en sciences de religions et directeur du festival de Fès de la culture soufie.  Avec lui, nous parlons de spiritualité au quotidien. Entraîner l’esprit afin qu'il se libère des pensées négatives.. C’est l’un des objectifs de la méditation, une pratique qui favorise le bien-être mental. Nous en parlons avec la coach Nargisse Saadi.  Les médecines douces et alternatives ont le vent en poupe…  Reiki, bols tibétains ou ayurveda, des techniques qui cherchent une harmonie entre le corps et l’esprit. Dans ce numéro, on vous fait découvrir le THETA Healing, avec Nacer Lamniai.  La spiritualité se conjugue également en musique et tout au long de cette émission, vous entendrez des artistes qui puisent leur inspiration dans l’adoration du divin.
37:56
April 17, 2021
Petit guide: Ramadan 2021
Ramadan est là et cette année il arrive avec le printemps. Ramadan est un mois singulier et gageons que cette année il sera aussi doux que la saison. Singulier, parce que ramadan c’est le mois où certains profitent de l’accalmie pour se reposer, d’autres encore pour faire le plein de spiritualité. C’est aussi le mois ou le Maroc entier devient peuplé de sportifs de hauts niveaux, il faut bien brûler le trop plein de calories des grandes tablées du ftour. Petit tour d’horizon de certaines des activités à faire en ce mois sacré et playlist de circonstance.  Au programme de ce numéro: Un petit coup d'œil sur la programmation ramadanesque de l’Institut français de Casablanca, qui réussit malgré tout à réunir les spectateurs, dans le respect des conditions sanitaires. On en parle avec Soufiane Benkhassala. Nous vous proposons une petite sélection d’évènements culturels prévus ce mois-ci, à Casablanca, Marrakech ou sur vos écrans. Le sport et le ramadan semblent aller de pair. Interview dans ce numéro de Asmae Ajana, prof de yoga à Casablanca -  Elle nous parle des bienfaits de cette pratique pour le corps et l’esprit. En attendant de retrouver leur public, le festival L’Boulevard et le centre de musiques actuelles le Boultek lancent Replug une première série de live sessions hebdomadaires. On en parle avec Soumia Idba.  Petite playlist pour accompagner ce podcast:  Astor Piazzola - Primavera Portena  Mehdi Nassouli - Fasl Rabi3 Fairuz - Aatini El Naya Joaquin Sabina - Canción de la primavera  Léo Ferré - C'est le printemps Manu Chao - La primavera Pomme - Les oiseaux Ella Fitzgerald - Spring is here The Beatles - Here comes the sun  ALA.NI - Cherry Blossom
35:36
April 10, 2021
Le printemps
C’est le printemps ! Et cette année, il semble avoir décidé d’être clément!  Du coup, cette semaine dans Variations, nous avons décidé de fêter la nouvelle saison avec une émission toute en légèreté. De la musique, de la littérature, du beau, de la nature et un bol d’air frais. Le printemps (de l'ancien français prins, premier, et temps) est l’une des quatre saisons de l’année, dans les zones tempérées. Il suit l'hiver et précède l'été. Le printemps, c’est la saison où la nature reprend ses droits, les oiseaux qui gazouillent, les fleurs qui s’ouvrent, les fourmis qui se voient pousser des ailes. Au programme de ce numéro : Fêtes nationales, religieuses, carnavals ou défilés…petit tour d’horizon des célébrations du printemps à travers le monde. En agriculture, chaque saison a son utilité mais le printemps revêt une importance particulière. On parle des cultures de printemps avec Souhail Tazi, agriculteur à Marrakech. Le printemps a inspiré les écrivains, les poètes, les musiciens et les peintres… vous avez pu entendre, nos petites sélections d’oeuvres sur ce thème, à découvrir ou à redécouvrir. Le printemps, c’est aussi le moment où l’on a des envies d’extérieur. Othmane Ibn Ghazala, voyagiste, nous présente quelques-unes des plus belles activités à faire, dans les quatre coins du pays.
35:45
March 28, 2021
[Maroc] Cannabis
Ganja, weed, beuh, zetla, 00, shit, kif, indica, sativa, joint, spliff, chanvre... vous voyez de quoi on parle? Ce n’est un secret pour personne, le Maroc est le pays leader en production de cannabis dans le monde. Il y a quelque temps, le 11 mars 2021 plus précisément, le conseil du gouvernement a adopté un projet de loi qui vise à autoriser l’usage thérapeutique du chanvre indien. Un projet de loi qui légalise un usage "médical, cosmétique et industriel". Ce texte, qui vise à encadrer la production, attend aujourd’hui d'être validé par le Parlement. L’occasion pour nous de nous intéresser à ce sujet - à notre manière. Pourquoi parle-t-on partout à travers le monde de la plante magique et de l’or vert ? En attendant le débat sur la dépénalisation qui désengorge les prisons ailleurs, l’usage thérapeutique du cannabis représente une véritable manne financière ailleurs et peut-être bientôt chez nous également. Au fil de l’histoire, le cannabis a été diabolisé, pourtant que ce soit dans le domaine de la cosmétique ou de l’industrie médicale, les bienfaits de la plante ne sont plus à prouver. C’est une plante facile à cultiver et chacun de ses éléments peut servir à fabriquer quelque chose et remplacer un certain nombre de produits polluants, de manière durable. Si l’on revenait par exemple au papier de chanvre ou de cannabis - plus besoin de couper des arbres. Dans ce numéro de Variations, on parle de Chanvre sous toutes les coutures: Pourquoi le reggae est-il intimement lié au cannabis dans l’inconscient populaire? Pour répondre à la question, une petite histoire du chanvre indien et de son usage récréatif dans l’histoire Retour sur les tenants et les aboutissants du projet de loi sur l’usage thérapeutique et industriel du cannabis. Quels sont les challenges que devra relever la future agence nationale de réglementation du cannabis? On en parle avec Leila Chik, journaliste à l’hebdomadaire Telquel. Bernard Rappaz, chanvrier suisse a fait de la légalisation du chanvre son cheval de bataille. Avec lui, nous faisons le point sur la situation en Suisse. Quelles sont les vertus thérapeutiques du cannabidiol? Et au contraire, quels sont les dangers qui guettent les fumeurs de joints? La réponse du Dr Hachem Tyal, psychothérapeute et addictologue. Avec Sajid Amor, botaniste et chercheur en Californie, nous revenons sur la situation dans l'État américain qui a dépénalisé l’usage récréatif de la plante, en novembre 2016.
55:57
March 20, 2021
Bande-dessinée
Au Maroc, la production de BD reste faible mais ça n’a pas toujours été le cas, la première bande-dessinée remonte à il y a plus de 50 ans. Depuis quelques années, on constate tout de même une certaine effervescence et une envie de renouveau, avec une génération d’artistes qui n’a pas peur de se lancer et qui utilise internet pour diffuser son travail - Peut-être marquera-t-elle le grand retour de ce genre littéraire chez nous, qui sait? Dans ce numéro: Nous revenons sur l’histoire de la bande dessinée dans le monde et au Maroc Nous parlons de la plus grande collection de bandes dessinées venant de pays africains - ça s’appelle Africa Comics.net avec Sandra Federici, nous revenons également sur la situation des auteurs africains francophones Zoom sur la BD dans le monde arabe avec Lina Merhej, co-fondatrice du collectif Samandal au Liban Puis nous recevons des illustrateurs, des artistes et bédéistes de chez nous: Mohamed Amine Bellaoui AKA Rebel Spirit nous parle de son rapport à sa ville natale Casablanca Mehdi Annassi, AKA MACHIMA, street artiste et dessinateur nous parle entre autres de son premier projet de BD, actuellement en cours de préparation Ayoub Abid Aka Normal revient sur son processus de création Et enfin Jessica Dubarry, AKA DAJ3 nous parle du collectif de street art et d’illustration Taraza, qui réunit ces artistes et d’autres. 
01:31:03
March 13, 2021
Les animaux
Quand toutes ces histoires de  COVID-19 ont commencé, tous les doigts ont pointé dans la même direction : celle du pangolin qui aurait été à l’origine de la pandémie. Le pangolin aurait été, pour reprendre les termes des scientifiques, la serrure d’entrée qui aurait permis la mutation du virus pour qu’il soit contractable par l’homme. Cette hypothèse s’est depuis tassée, mais a soulevé un temps une question qui nous semble importante, le rapport de l’homme et de l’animal. Une question qui n’est pas nouvelle mais qui au 21ème siècle, prend une toute autre tournure. Que ce soit dans la littérature, la musique ou le cinéma, l’animal à toujours été utilisé par l’humain pour le dépeindre, pour dépeindre les pires dictatures, les pires travers de son prochain, dans des cités imaginaires dont les habitants sont des animaux. Souvenez-vous également des contes que l’on nous racontait enfants : la sagesse de l’animal, face à la bêtise de l’homme, c’est quelque chose que l’on retrouve dans diverses cultures à travers le globe. Hors du champ de la culture, dans la réalité, la vie de tous les jours : l’animal est élevé pour sa viande, pour sa fourrure, pour sa force physique... L’animal est aussi domestiqué pour servir de compagnon. De plus en plus de voix s’élèvent afin de dénoncer le traitement que fait subir l’homme à l'animal, c'est quelque chose que l’on évoque dans cette émission. Au programme de ce numéro : Les animaux ont depuis toujours été des personnages à part entière dans les œuvres littéraires. Quelles sont leurs fonctions principales?  La réponse de Inga Velitchko, autrice de l’article « Les personnages animaux dans la littérature - Esquisse de typologie et de fonctions» Comment prendre soin de nos petites bêtes? Quelles sont les maladies les plus courantes et les dangers pour les animaux domestiques en ville? Interview de Kenza Chakri, vétérinaire à Casablanca Avec Chama Tahiri, nous parlons de la page Instagram Moosh, d’adoption, de communication animale et de problèmes sanitaires liés aux chats errants Pendant les périodes de confinement liées au COVID-19, les animaux domestiques ont été d’un grand réconfort pour leurs propriétaires. Vos témoignages et anecdotes dans ce numéro Cinéma: sélection de films et de dessins animés dont les animaux sont les héros à découvrir dans cette émission Enfin, aimer les animaux est souvent accompagné d’une prise de conscience sur leur situation dans le monde, et leur exploitation par les humains. Interview de Sukitoa o Namau, artiste qui utilise des sons provenant de vidéos d’abattage dans ses performances et productions, pour sensibiliser à la cause animale. Avec elle, on parle d'antispécisme, de véganisme et d’activisme.
51:00
March 8, 2021
Maroc: Education sexuelle
Pourquoi parler d’éducation sexuelle dans un magazine culturel, me direz-vous? Et bien, c’est que partout à travers le monde, et depuis quelques années déjà, les milieux de la culture et de l’art sont continuellement secoués par des hashtags successifs. Des hashtags qui prouvent que le monde change, que la parole se libère et qu’il est temps d’avoir des discussions inconfortables. Tout a commencé par le mouvement #Metoo qui a révélé les travers et les problèmes de l’industrie cinématographique: sexisme, harcèlement sexuel ou encore moral. #Metoo est le hashtag par lequel tout est arrivé. Il y a eu également #musictoo et depuis peu, le monde de la restauration et de la gastronomie connaît lui aussi une libération de la parole. Internet aura vraiment changé la donne: aujourd’hui on s’empare des maux de la société pour les discuter sur une agora numérique. Le Maroc, fort heureusement, ne fait pas exception et depuis quelques temps, les réseaux sociaux sont utilisés par une nouvelle génération qui souhaite discuter des choses sans tabous, à titre d’exemple : face à la facilité déconcertante avec laquelle il est possible aujourd’hui de consommer de la pornographie, beaucoup ont choisi de parler d’éducation sexuelle, de manière saine, sans tabous et dans le respect de leurs abonnés, sans prise d’otages aucune. Cependant, malgré cette prise de conscience et tous ces mouvements qui donnent accès à l’information… Ce n’est pas suffisant ! En l’absence d’une discussion qui traite de fond et qui prend la forme adéquate au sein de l’école et au sein de la famille, Internet devient source de désinformation. Ces idées reçues, erronées sont érigées en valeurs, des valeurs que l’on retrouve ensuite dans les produits culturels, qui prennent le machisme pour modèle, et où la misogynie est complètement décomplexée. Aujourd’hui et avec la culture comme prétexte nous interrogeons des choses évidentes: l'éducation sexuelle et son impact sur une société, les tabous, la représentation des hommes et des femmes dans les images véhiculées par les produits culturels et d’autres choses. Au programme de ce numéro: D’abord, qu’est ce que l’éducation sexuelle complète, quels sont ses objectifs et ses répercussions sur les sociétés? On se penche sur l’étude mondiale de l’UNESCO publiée en 2015.  Une éducation sexuelle adaptée passe par la famille, l’entourage mais aussi et surtout l’école. Avec le sociologue Abdessamad Dialmy, nous revenons sur l'évolution de l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires mais aussi sur les problèmes sociaux qui découlent de son absence.  Parmi ces problèmes: la violence sexuelle. L’association Ennakhil a étudié la perception de ces violences basées sur le genre en milieu scolaire dans la ville de Marrakech. On détaille les résultats de ce rapport avec Hassan Naji. Le cinéma, la télévision ou encore la publicité continuent de véhiculer des images biaisées de l’homme et de la femme et de leurs rôles dans la société. Quelques avancées tout de même sur certains tabous, comme les règles. En l’absence d’une vraie éducation sexuelle, Internet s’offre comme un moyen puissant d’information... ou de désinformation. Ici, des pages Facebook ou Instagram se substituent aux pouvoirs publics et jouent un rôle de sensibilisation et d'information non négligeable pour les jeunes. On vous présente la page d’EDS MAROC.
50:38
February 21, 2021
La peur [2e partie]
LA PEUR (DEUXIEME PARTIE) Dans ce numéro de Variations, nous continuons de parler de peurs et de phobies. Devant l’angoisse généralisée par une situation mondiale préoccupante, pourquoi ne pas continuer à évoquer cette émotion qui accompagne la prise de conscience d'un danger, d'une menace mais qui peut également s’installer dans nos cœurs et nos esprits de manière totalement irraisonnée. Dans la première partie de ce numéro consacré à la peur, nous avons évoqué celle d’un navigateur solitaire, celle d’un acteur d’action qui effectue lui-même ses cascades et nous avons également recueilli les témoignages de plusieurs femmes qui nous parlent de la peur dans l’espace public. La peur habite chaque être humain mais elle a de nombreux visages... Alors cette semaine, nous tentons de mettre des mots sur d’autres formes : nous interrogeons le trac, le doute face au besoin de créer. Nous parlons des mécaniques de la peur au cinéma, nous évoquons également les techniques de coaching ou de thérapie qui permettent de gérer cette émotion. En plus de cela, comme à l’habitude, vous avez bien voulu répondre à certaines de nos interrogations et partager quelques-unes de vos peurs avec nous et nos auditeurs. Au programme de ce numéro : Que nous disent la science et la philosophie sur la peur? Nous parlons également de phobies, et certaines, vous allez l’entendre, sont extrêmement bizarres! De la peur simple, à la crise de panique en passant par les états d’angoisse… Avec Salma Tazi-Barrada, coach et thérapeute, nous évoquons les différents outils qui permettent de les dépasser. Parmi les peurs irraisonnées, un sentiment que l’on connait avant de monter sur scène, avant une réunion importante ou une prise de parole en public : le trac ! On en discute avec un artiste aux multiples casquettes, Fayçal Azizi. Quels sont les mécanismes utilisés par les réalisateurs pour nous donner la chair de poule ? Horreur, thriller ou épouvante... Lexique, démonstration et surtout liste de films à voir ou à revoir, à découvrir dans ce numéro. A quel moment l’envie de créer prend-elle le pas sur la peur? On en discute avec le jeune réalisateur Ismail El Iraki.
41:06
February 8, 2021
La peur (1ère partie)
En ces temps particuliers, si l'on parlait de peur!  Devant l’angoisse généralisée par une situation mondiale préoccupante, pourquoi ne pas évoquer cette émotion qui accompagne la prise de conscience d'un danger, d'une menace mais qui peut également s’installer dans nos cœurs et nos esprits de manière totalement irraisonnée? Chacun sa peur, ses peurs: il y a les peurs communes, la peur de l’échec ou de la mort par exemple, on peut également citer la peur de l’inconnu, mais par extension, le terme peut aussi désigner l'appréhension liée à des situations déplaisantes, à des animaux ou des objets. Il est alors question de phobie, mot issu d'une racine grecque désignant la peur. Selon certains psychologues, la peur est créée par un flux d'émotions telles la joie, la tristesse et la colère. La peur doit être distinguée de l'anxiété puisque la peur est générée par des comportements spécifiques d'évitement et de fuite, tandis que l'anxiété est le résultat de menaces perçues comme étant incontrôlables ou inévitables. Mais arrivons-nous réellement à faire le distingo ? Dans ce numéro de Variations nous évoquons donc peurs et angoisses et allons à la rencontre de plusieurs intervenants pour mieux les cerner. On parlera d’expérience personnelle, d’espace public et des peurs qui lui sont liées, on parlera également de maîtrise de soi dans des situations extrêmes et de comment certains arrivent à repousser leurs limites mentales. Du navigateur en solitaire qui face à une tornade préfère le lâcher-prise, à un acteur qui face au danger continue de jouer pour ne pas gâcher une scène, en passant par le témoignage poignant d’une femme qui se confie sur ses crises de panique, ce sont différents sons de cloches que vous entendrez aujourd’hui dans ce numéro. Au menu du jour : Travailler à affronter la peur et décider de s’en défaire, c’est ce qu’a fait Yassine Darkaoui, un aventurier pas comme les autres qui a entrepris, à deux reprises, des traversées en solitaire et en continu. La peur, c’est aussi un sentiment que connaissent quasiment toutes les femmes au Maroc, quand elles sont dans l’espace public, surtout en milieu urbain. On parle de ces stratégies complexes que les femmes élaborent pour se sentir plus en sécurité dans la rue avec Rabéa Naciri, militante féministe et membre de l’ADFM. Pour mieux comprendre ce sentiment d’insécurité dont souffrent les femmes marocaines, nous vous proposons deux témoignages poignants de femmes qui l’expérimentent au quotidien et qui cherchent tant bien que mal des moyens de la dompter. Les écrivains se sont souvent frottés à l’exercice d’essayer de raconter la peur, certains l’ont fait avec brio, dans ce numéro nous vous proposons deux lectures, deux nouvelles pour frissonner et reprendre  goût à la littérature. Dans le 7e art, certains acteurs choisissent d’exécuter eux-mêmes leurs scènes d’actions. Même contrôlé, le danger est là. Rencontre avec Youness Benzakour, acteur et coordinateur de cascades.
55:22
January 30, 2021
Promenade à Casablanca
Cette semaine dans Variations nous parlons de Casablanca, des activités qui se tiennent à la capitale économique puisque bon gré mal gré, la vie continue. Certaines programmations reprennent, il y a de plus en plus de choses à voir et à faire en intérieur, mais quid de l’espace public?  Fort heureusement, des irréductibles continuent de vivre en extérieur; des cyphers de danses organisées dans le centre ville par exemple, mais également des randonnées dans des quartiers dans lesquels on ne pense pas forcément à aller se promener.  C’est de tout cela que l’on parle dans ce numéro de Variations.  Au programme:  Un agenda des activités avec des expositions et des ateliers, notamment celle à l’atelier 21 du peintre Larbi Cherkaoui  Une balade urbaine proposée par Kandara Lab, on en parle avec Samba Soumbounou, une interview où l'on parlera du lac Oulfa, de l’histoire de l’aéroport d’Anfa et ou l’on fera une petite incursion dans le Casablanca du futur puisqu’il sera question de la Casablanca Finance City.
29:57
January 23, 2021
Marrakech: Expositions d'art, la reprise?
Nouvelle année oblige: faisons comme si de rien n’était et tentons de voir ce qu'il se passe en cette rentrée culturelle. Si beaucoup d'actrices, d’acteurs et de lieux culturels n’ont pas marqué de pause, en se focalisant sur le digital, à l’heure où la planète semblait s’être arrêté de tourner, beaucoup de ceux qui ont eu l’occasion de rouvrir leurs portes ou de reprendre une activité artistique n’ont pas hésité. Ainsi, depuis septembre 2020, le maître-mot est à la réinvention, si le terme avait commencé à être utilisé en amont, il s’agit ici de se réinventer pour continuer de proposer des espaces de rencontres et de vie. Beaucoup d’actrices et d’acteurs culturels parlent des bienfaits d’avoir ralenti leurs activités, tout obligés qu’ils étaient par une longue période de confinement. Les artistes qui exposent de nouveau, les structures qui les accueillent sont heureux de pouvoir exercer leur métier, presque comme avant. Presque, parce que les restrictions liées à la situation actuelle continuent d’obliger les lieux culturels à trouver de nouvelles manières de proposer des activités, des expositions ou des résidences de création. Cette semaine dans Variations, nous mettons la lumière sur certaines choses à voir ou à expérimenter, en continuant toujours à faire le bilan d’une année 2020 qui semble vouloir passer encore quelque temps en notre compagnie. Un bilan obligatoire pour tirer le maximum d’enseignements: quand on sait d'où l'on vient, on sait ou l’on va ! Au programme de ce numéro: Une galerie, un musée et une structure culturelle de la ville de Marrakech Le 18, structure artistique et d’expérimentation nichée au cœur de la médina de Marrakech, a rouvert ses portes au public et annoncé un gros programme pour l’année 2021; Laila Hida, sa fondatrice revient sur les leçons que cette année, sur les plans professionnel et personnel. La fondation Montresso et son espace de résidence Jardin Rouge démarre l’année avec la présentation du projet Water, Please d’Olivier Monge. Malgré l’incertitude de ces temps, ses activités se poursuivent. On en parle avec Othmane El Farsi. Huit photographes marocains racontent leur confinement dans l’exposition collective Tempus Fugit au musée El Maaden. Une archive visuelle de ces moments d’isolement dont on discute avec M'hamed Kilito, commissaire de l’exposition.
30:56
January 20, 2021
Espoir & résolutions [2e partie]
Dans “La parole en archipel”, René Char écrivait : “Le réel quelquefois désaltère l'espérance. C'est pourquoi, contre toute attente, l'espérance survit.” 2021 est là et bien là. Bien sûr, on ne s’attendait pas du jour au lendemain à un changement drastique de conjoncture que ce soit au national où à l’international, mais le moins que l’on puisse dire c’est que cette nouvelle année démarre sur les chapeaux de roues. Re-confinement pressenti à travers le globe, Casablanca qui prend l’eau, et on va faire l’impasse sur l’épisode du capitole aux Etats-Unis, les Simpsons avaient encore une fois vu juste. #capitolriots #simpsons Quel recours pour nous, face à ce début d’année qui semble nous dire que 2020 n’est pas encore derrière nous? Le navire continue de prendre l’eau et le monde de marcher sur la tête, une tête qui ne tourne plus rond et un navire aux allures de radeau. Quel recours donc? Faire de cette citation de Char proverbe et troquer l’espoir pour l’espérance ? Pour une confiance pure et désintéressée en l'avenir. Le monde et ses habitants semblent avoir abandonné l’idée du bonheur, une année aura suffi à le troquer contre des cachets de chloroquine et le vaccin qui vient. Pour rappel, 2020 aussi avait démarré sur les chapeaux de roues - on se rappelle encore des images de forêts qui brûlent et de koalas enfumés, ce qui a suivi n’a pas été glorieux. Mais peut être qu’il faut continuer de parler d’espoir et d’espérance, peut être qu’il faut continuer de parler de résolutions “puisque le réel désaltère l'espérance" et que prendre une décision ferme, c’est aussi espérer des lendemains qui chantent. Dernier tour de piste aujourd’hui donc nous l’espérons pour la résilience dans la bouche de certains de nos intervenants. On applaudit des deux mains et en rythme, la capacité à surmonter les chocs traumatiques, mais c’est quand même bien quand le manège s’arrête et que les activités de la vie normale reprennent. A l’aube de 2021, nous vous souhaitions de petites joies de tous les instants; les pieds dedans, nous vous souhaitons une année normale, banale … comme toutes celles d’avant. Allez : on se concentre, on se recentre et on y va! Au programme de ce numéro: Brahim EL Mazned revient sur les deux projets qu’il a pu mener jusqu’au bout l’année passée; à savoir Visa For Music et l'anthologie des Rwayess, sortie récemment. Depuis Dakar, Ghita Khaldi nous parle de mobilité des artistes dans le contexte actuel. Le confinement a mené Mbarek Bouhchichi à réfléchir à l’architecture des médinas, il nous en parle depuis Marrakech. Enfin la productrice de cinema Khadija Alami vous souhaite santé et amour pour l’année 2021.
26:00
January 14, 2021
ESPOIR & RESOLUTIONS
2021, une année que l’on espère plus clémente que 2020. C’est la période de l’année où l’on souhaite de jolies choses à nos proches, à nos amis et nos familles. Plus que jamais, nous avons besoin de ces jolies mots et de ces jolies pensées. C’est également la période de l’année ou l’on prend des résolutions. Mais quelles résolutions prendre quand le flou et l’incertitude se sont invités dans nos vies ?  Bien sûr nous sommes privilégiés et à bien des égards, nous avons le luxe de philosopher, de se permettre de douter et de prendre un temps pour se poser ce type de questions. Cette année aura été particulière, puisque le temps s’est arrêté, que nous avons perdu un moment le goût de rire : en 2020, nous avons vu des gens partir, des gens célèbres mais aussi des proches ou des proches de proches. Ce satané virus n’aura fait aucune distinction.  En 2020 nous avons vu des institutions fermer, d’autres se réinventer et nous avons tenté de donner la parole à celles et ceux qui font la culture, notre mission en cette année 2020 aura bien changée. Sans même s’en rendre compte parfois, nous sommes passé du magazine culturel qui se pose des questions sur tout et qui questionne jusqu’a l’écologie, le ciel, le racisme... à un magazine d’archivistes fous qui tentent désespérément de récolter la parole de celles et ceux qui vivent comme nous cette période tout aussi folle, une petite time capsule que l’on n’enterre pas, car elle est alimentée par un besoin urgent de crier notre solidarité à un secteur en souffrance mais aussi notre amour des créatrices et créateurs qui ont bien voulu répondre à nos questions.  A l’aube de 2021, nous avons donc demandé à une jolie brochette d’agitateurs culturels de nous faire un petit retour sur l’année qui vient de s’écouler, de nous parler de leurs aspirations et de leurs résolutions pour celle qui vient.  Nos résolutions à nous sont très simples: continuer de faire résonner leurs voix à travers les ondes et les bandes passantes. Vous avez été nombreuses et nombreux à nous écouter tout au long de l’année dans 19 pays à travers le monde, merci du fond du coeur. Que votre année 2021 soit belle, pleine de petites et grandes joies, puisse-t-elle vous trouver en bonne santé et le sourire toujours aux lèvres.  Au programme de ce numéro :  Témoignage de Patrick Manach du musée Mouassine et de la maison de la photo : en plein cœur de la médina, il nous parle avec beaucoup d’émotion d’un cœur qui peine à battre.  Imane Djamil, artiste photographe nous parle ensuite de reconnaissance et de chance, de résilience et de sortie d’inertie.  L’année 2020 aura été dure pour Amine Boushaba, il nous parle avec délicatesse de besoin de solidarité et d’amour.  Kenza Sefrioui, éditrice, nous parle de livre et vous souhaite à tous santé et bonheur, parce qu’il ne faut pas changer les belles habitudes.  Le dernier témoignage est celui de Rim El Khalidy, elle se dit chanceuse et vous souhaite, elle, des joies simples.
32:36
December 28, 2020
Maroc: la reprise culturelle?
Cette semaine, nous osons le sujet de la “reprise culturelle”, car il est important pour nous d’accompagner, par une mise en lumière, ces lieux de culture qui font leur maximum pour que la vie reprenne son cours. Car pour dire la vérité, pour nous, la réelle surprise vient des différents acteurs culturels qui essaient de se réinventer  et de garder le cap de la création. Des festivals qui se tiennent, des vernissages qui accueillent un public qui a soif de beau, des troupes de théâtre, des musiciens, des musiciennes  et des associations qui continuent d’occuper le terrain et se préparer à de nouvelles rencontres. Alors bien sûr, encore une fois, il sera beaucoup question de gestes barrières, de distanciation physique, de digital et d’événements en ligne, mais pour une fois depuis plusieurs mois, il sera question d'événements en plein air, de musique, de théâtre, de vivre ensemble et de retour à une presque normale. Aujourd’hui dans ce numéro de Variations : De Rabat à Oujda en passant par Meknès et Casablanca, nous discutons avec une poignée d’irréductibles de création, d’art et d’horizons nouveaux à la veille d’une nouvelle année porteuse d’espoir pour un secteur en berne. Au programme de ce numéro: L’Institut français de Meknès est le premier du réseau à avoir relancé des activités en plein air. On en discute avec sa directrice Lyliane Dos Santos. A Oujda, la 9e édition du festival du film maghrébin a été lancée en ligne, on en parle avec Dounia Jawhar, chargée du digital de cette édition. Amine Hamma nous parle ensuite de sa joie de retrouver public et professionnels au sein du Hiba Lab. l’Uzine à Ain Sebaa a repris ses ateliers permanents. On en parle avec sa directrice Asmaa Zniber. Et enfin, Kounaktif lance des tutos arts, sciences et culture. En ligne et en darija, ils sont accessibles à tous.  Les détails avec Sofia Aourarh, chargée de communication.
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November 29, 2020
Spéciale Visa For Music, édition DIGITALE
Partout à travers le monde et malgré une année perdue, une année catastrophe, le maître mot du secteur musical semble être : résilience. Cette capacité qu’ont les humains à surmonter des chocs traumatiques et qui fait que les actrices et acteurs du monde de la musique ne perdent pas espoir. Parce qu’il ne faut pas oublier qu’il s’agit là de femmes et d’hommes qui consacrent leur vie à une passion commune, celle de faire vibrer les foules, celle de faire vibrer une audience. Pour preuve de cette résilience : les bookings d’artistes qui s’ouvrent pour l’année à venir, les places de concerts qui se mettent en vente et les reports en lieu d’annulation. Une autre preuve ? Et bien celle des marchés musicaux qui se tiennent: certains ont même ouvert le bal alors que nous étions en confinement. Souvenez-vous du MIDEM, le festival de Cannes de la musique ou le WOMEX qui se sont tenus contre vents et marées. Évidemment, il n’y avait pas là de rassemblement, évidemment il a fallu faire un choix stratégique, et le choix s’est porté vous avez pu le voir, le lire ou l'entendre sur des éditions numériques. Chez nous comme ailleurs, on observe une résilience qui force le respect, des festivals qui ont attendu et espéré longtemps avant d’annuler, qui ont revu leur modèle économique, leur manière d’accueillir le public et de gérer un staff prêt à aller au charbon dans le plus grand respect des normes sanitaires en vain, mais l’espoir persiste. Chez nous, la surprise de cette année 2020 est venue de VISA FOR MUSIC, le marché musical qui prend d’habitude ses quartiers à Rabat a décidé de garder le cap, en optant lui aussi pour le tout digital. Une première au Maroc qui n’est pas passée inaperçu. Naturellement, nous avions énormément de questions à poser sur cet évènement qui, demain peut être, qui sait, sera la norme. Quelles retombées pour un artiste ? Comment tisser un réseau sans pouvoir se toucher ? Faut-il se réinventer davantage et quelle place occupera le digital dorénavant dans le spectacle vivant ? Doit-on dire adieu aux concerts d’autrefois ? Parce qu’entre vous et moi, c’est plutôt au virus et à 2020 que l’on a envie de dire adieu dans ce studio... Au programme de ce numéro de Variations consacré à 100 % à l’édition digitale de Visa for music : On parle du format particulier de cette 7ème édition de Visa For Music et de ses challenges avec Brahim El Mazned, directeur fondateur de Visa For Music, Afaf Abahoua, cheffe de projets, Mehdi Sli, ingénieur du son et réalisateur des captations live et Intissar Nechnach, attachée de presse. Quelques artistes témoignent également de leurs expériences : Leila, Sonia Noor, auteures-compositrices-interprètes, El Hassan Souissi des Souissi Brothers, véritable fer de lance du jazz national depuis 1986 et Nizar Najmi bassiste évoluant auprès de grands noms de la scène locale reviennent sur un marché singulier. Ils tentent une réponse à la question: quelles retombées attendre d’une édition digitale d’un marché de la musique? Une fois n’est pas coutume dans ce numéro spécial VFM 2020, nous vous proposons également des extraits des showcases de certains artistes participants. 
01:05:23
November 21, 2020
Le ciel
Le ciel nous fascine, nous fait peur et nous procure également du réconfort. Il est mystérieux, dangereux ou emprunt de promesses d’avenir. A l’heure où l’on enregistre cette émission, nous vivons des temps nouveaux. Des temps où des compagnies aériennes proposent aux voyageuses et voyageurs des vols inédits à destination de nulle part: Des vols au départ de Sydney par exemple, qui font une boucle au dessus de la ville pour se venir se poser  à Sydney même.  Plus que jamais, le voyage dans les cieux fait désespérément rêver des humains cloués au sol des mois durant. Si la destination semble inviter à la poésie, on est bien loin du Neverland de Peter Pan ou du voyage sur la Lune de Cyrano de Bergerac. Mais la preuve est là, le ciel fascine, l’être humain aime surplomber les nuages, même le temps d’un aller retour à destination de nulle part. Certaines ou certains rêvent même de Mars, de nouvelles conquêtes spatiales et quand on se retrouve désoeuvrés chez soi à l’heure du dit couvre-feu, on regarde par la fenêtre et on lève les yeux au ciel pour questionner l’infini. D‘autres se tournent peut-être vers la petite lucarne du salon et imaginent un futur fait de guerre dans les étoiles tandis que d’autres rêvent à la paix de  Star Trek. Mais toujours est-il que quand on ne peut aller bien loin, il n’y a plus que l’horizon et l’immensité du ciel à observer. Dans ce numéro de Variations, on parle d’astronomie, de cinéma et d’aviation, on écoute les sons du cosmos et les réflexions d’une poignée d’homo sapiens qui tente de comprendre pourquoi le ciel fascine, et surtout qui, fait du mieux qu’elle peut sur une toute petite planète insignifiante devant l’immensité de la galaxie  …. Au programme de ce numéro : La conquête du ciel a toujours fasciné. Interview avec Hassan Bouaghad, de l'association Scientific Morocco qui organise Race2Space, une compétition qui mène de jeunes lycéens marocains au Nasa Space Camp dans l’Alabama. Témoignages de jeunes lauréates de cette compétition - quelques années plus tard, elles nous racontent l’impact de cette expérience sur leurs vies. L’imaginaire du ciel dans le 7ème art: la conquête de l’espace, le divin, ou encore l’au-delà... On en parle avec Olivier Rachet, il est enseignant en cinéma audiovisuel. Petite histoire de l’aviation, suivie d’une petite histoire de l’aéropostale en compagnie de Frédéric Coconnier, auteur du livre Saint-Exupéry, une aventure marocaine. Retour ensuite au 7ème art et plus précisément au cinéma d’animation avec l’exemple singulier d’un féru d’aviation, un autre passionné de Saint-Exupéry qui nous vient du Japon, Hayao Miyazaki. On parle de l’importance du ciel dans les films du studio Ghibli avec Alexis Hunot, spécialiste du cinéma d’animation. Et comme à l’habitude, nous vous avons tendu nos micros pour répondre à deux questions : que vous évoque le ciel ? Et surtout est ce que le ciel vous fascine ou vous fait peur ?
01:05:50
November 8, 2020
Le goût
Aujourd’hui dans ce numéro de Variations nous parlons de goût, de ce sens grâce auquel nous percevons les saveurs des aliments. Du coup, nous parlons aussi d’appétit, d’envie, de penchant, d’aptitude à cerner et discerner les beautés et les défauts, de jugement en matière esthétique et des tendances qui définissent des choix de vie. Qu’est ce que le bon goût ? Le mauvais goût ? Peut-on le discuter ? Notre postulat de départ est que oui, tout se discute et du coup aujourd’hui on parle de tout : de cuisine, de cinéma, de mode, ou encore d’arts plastiques. Autant de disciplines abordées avec des invités que l’on a voulu témoins d’une époque qui change et où le creuset en termes d'esthétique et d’habitudes de consommation voit un mélange nouveau apparaître.  Un mélange qui dénote avec celui de la génération qui a précédé, toujours est-il qu’il est important aujourd’hui d’interroger le goût pour entrevoir ce changement et essayer de le caresser. Alors le goût : D'où vient-il ? Comment se construit-il ? Est-il un héritage ? Et si oui, comment se fait-il que l’on soit en déphasage avec ces goûts nouveaux et ces esthétiques nouvelles qui apparaissent ? Quel rôle jouent par exemple les nouvelles technologies là dedans ? A toutes ces questions, il n’y a clairement pas de réponses arrêtés, mais plutôt des avis! Des avis qui parfois divergent et qui parfois, convergent. C’est la raison pour laquelle nous avons voulu en lieu et place des interviews traditionnelles, des discussions et des témoignages avec des acteurs du monde de l’art et de la culture au Maroc. Au menu du jour : Qui dit goût dit d’abord, cuisine, saveurs, palais… le chef Taki Kabbaj nous raconte son histoire personnelle du goût, de ses influences. La mode est un domaine où le goût est une question plutôt centrale mais tellement particulière. Avec le designer Ali Drissi, nous revenons sur ces frontières entre le bon et le mauvais goût dans le monde de la fashion. Le goût dans le cinéma... Comment la technologie a changé le rapport au beau dans le cinéma et dans la vidéo? Interview de Julien Fouré, monteur et cinéaste. Curiosité, expérimentation ou encore influences familiales… autant d’éléments qui entrent dans la notion du goût. On en parle avec Lilia Sellami, directrice de la photographie. Avec elle, nous revenons sur ce qui peut impacter la sensibilité esthétique d’un DOP, dans le cinéma. “La beauté est dans l’oeil du spectateur” est ce vrai quand on parle d’art contemporain?  Faut-il être cultivé pour apprécier l’art ou est ce que l’oeuvre est supposée se suffire à elle-même? Nous posons ces questions et d’autres à Amine Boushaba, journaliste et acteur culturel. Comment est ce que la question du goût a évolué dans l’art contemporain? Meryem Saadi, productrice d’exposition installé en Suède tente une réponse.
01:12:30
October 24, 2020
[Appropriation culturelle] Entre emprunt, hommage et plagiat
Dans ce numéro de Variations, nous parlons d’appropriation culturelle ou plutôt, de plusieurs notions plus ou moins proches les unes des autres quand il s’agit de création… nous tentons de définir les frontières qu’il peut y avoir entre emprunt, référence, hommage, plagiat et appropriation culturelle. La notion d’appropriation culturelle existe depuis les années 80, introduite par la réalisatrice canadienne Loretta Todd et l'écrivaine féministe américaine Bell Hooks. Elle se base sur la pensée postcoloniale qui consiste simplement à dire que les puissances colonisatrices n’ont pas à utiliser des éléments des cultures de pays qu’ils ont un jour dominé, volé et pillé - à leur profit. D’autant plus que quand par exemple, un créateur de mode blanc s’inspire de motifs dits “ethniques” pour ses créations, celles-ci sont protégées de la copie par les lois en vigueur en rapport avec la propriété intellectuelle. La question n’est pas aussi simple qu’elle ne le semble, et surtout, elle a  l’intérêt indéniable d’ouvrir vers d’autres champs de questionnement. Il suffit de prendre un exemple concret pour qu’il annule le précédent, surtout lorsque du point de vue, des tribunaux il y a jurisprudence. Tout ça brouille les pistes entre propriété intellectuelle et droit de citation, mais permet clairement d’entrevoir de plus en plus certaines des limites du droit d’auteur. Et puis il y a le tribunal populaire, celui des forums et des réseaux sociaux où l’on se rend vite compte que la notion de censure et celle de visibilisation ne sont jamais bien loin, et que souvent, elle se tiennent dos à dos provoquant des crispations et des cristallisations de bon sentiments. Mais peut-on donner de la visibilité lorsque l’on n’est pas concerné par une question, par une culture, par un phénomène sociétale? Où place-t-on le curseur de la censure ou de l’auto censure ? Ou au contraire où placer le curseur de la légitimité, celui du carriérisme ou de l’opportunisme ? D’un autre côté, la création peut-elle s’épanouir sans influence et sans métissage? Comment se fait-il que dans le cinéma, a contrario d’autres disciplines, un metteur en scène se réservera le luxe de rendre hommage à ses pairs, à ceux qui ont précédé ? Pourquoi la scène du landau dans le film “Les Incorruptibles” de Brian de Palma n’est pas un plagiat de celle du Cuirassé Potemkine ? Et quand Tarantino emprunte au cinéma des autres pourquoi crie-t-on au génie ? Et quelle est la définition de cette notion d’emprunt ? Voici quelques-unes des questions que nous nous posons dans ce numéro de Variations. Au menu du jour : D’abord une définition de l’appropriation culturelle. Avec Elias Khrouz, juriste spécialisé en propriété culturelle, nous dressons le périmètre juridique de la question. Cette notion suscite autant de débat car elle fait appel à l’affect. Avec Myriam Laabidi, fondatrice du blog MayaSanaa, nous parlons de cette fois où elle s’est sentie offensée par l’utilisation d’éléments marocains dans ce qu’on appelle la mode ethnique. “A nous de nous raconter et de maîtriser notre branding,” c’est l’avis de Meryem Bensari, elle est consultante en stratégie de marque et prône la mise en place d’une marque Maroc. Quelle différence faire entre emprunt, inspiration, influence et plagiat ? C’est avec Roland Carré, professeur de cinéma à l’ESAV que nous abordons le volet septième art avec entre autre un cas d’école - celui de Tarantino. Et comme à l’habitude dans ce magazine, nous nous sommes tournés vers vous qui nous écoutez pour parler de légitimité quand on emprunte des codes appartenant à une autre culture. On a choisi l’exemple de la mode où le débat sur l’appropriation culturelle est à son paroxysme.
01:02:25
October 17, 2020
Le rire, quelques-une de ses fonctions
Dans ce numéro de Variations, nous évoquons le rire et quelques une de ses fonctions dans nos sociétés modernes. Voilà plusieurs mois maintenant que nous essayons de sortir du marasme provoqué par la pandémie du COVID-19, et comme souvent, quand on essaye de se changer les idées, quand on se sent dos au mur, on en vient à utiliser l’humour et le rire pour égayer un quotidien morose. Voilà plusieurs mois donc que l’on combat la pandémie en nous transférant des mêmes et des blagues, de manière presque de manière cathartique. Et cette façon d’utiliser l’humour et le rire, et bien elle est tout bonnement fascinante! Une rapide recherche sur le web permet de se rendre compte que le rire a de tous temps fasciné, peu importe la discipline: en philosophie, en science naturelle, en anthropologie. D’Aristote à Nietzsche en passant par Duchenne ou Bergson le rire intrigue et s’immisce parfois jusque dans les textes. On parle ainsi de l’humour Flaubertien, ou de l’autre Flaubert lorsque l’on évoque les traits d’humour de l’écrivain dans sa correspondance avec George Sand. Les neurobiologistes eux prônent qu’il est bon pour le corps et l’esprit . Les scientifiques invitent leurs consoeurs et confrères à chatouiller des rats de laboratoires. Et le cinéma au même titre que la publicité en use et abuse pour provoquer en nous diverses émotions. C’est donc avec beaucoup de sérieux et un sourire non feint que nous abordons quelques-uns de ces points dans ce numéro de Variations. Au programme de ce numéro: D’abord une définition du rire et une série de faits marquants autour du phénomène; Qu’est ce qu’il se passe dans nos corps quand on rit ? Un début de réponse du côté de la science et un autre, du côté de Mohamed Karim Lahlou, il enseigne le yoga du rire; Youssef Barrada, monteur et cinéphile nous a concocté une série de rires tirés du cinéma; Avec Alain Vaillant, historien de la littérature française et auteurs de plusieurs ouvrages autour du rire on parle de ses fonctions, d’Aristote, de Bergson et de bien d’autres choses; Enfin, l’humour dans la publicité, nous avons posé une série question à Azzedine Salem, publicitaire et storyteller casablancais.
45:23
October 10, 2020
[ECOLOGIE AU MAROC] Refuser, réduire, réutiliser, recycler
Si le confinement et ces histoires de COVID-19 on apporté une preuve irréfutable à une seule chose : c’est que même si l’on refuse de mettre l’écologie dans nos priorités, les menaces environnementales s’invitent à la partie et ne font aucune différenciation entre les peuples. Pour le dire différemment quand la nature s'énerve, elle ne fait pas de quartier. Outre les menaces, le confinement et la situation actuelle de Casablanca nous auront fait prendre conscience de notre besoin de littoral et de nature pour notre santé mentale. Par ailleurs, les avions cloués aux sols durant plusieurs mois nous auront, eux, prouvé qu’il est encore temps de revenir en arrière en ce qui concerne les gaz à effet de serre: beaucoup de preuve tangibles de concepts qui nous semblaient il y a quelques temps encore, éloignés.  Et si ce scénario de fin du monde est bien plus nul que le plus mauvais des nanars - moins spectaculaire et tellement ennuyeux - il faut aujourd’hui remettre l’écologie dans la variable. Nous n’avons pas d’autre planète, il n’y en a qu’une seule, elle peut se passer de nous allègrement, et les autres espèces ne s’en porteraient que mieux. Évidemment, l’économie n’est jamais bien loin et dans un monde où l’on spécule sur la faim et la soif des gens, le scénario catastrophe n’est peut-être pas du côté de la pandémie. Le Green c’est aussi un business, une “trend”, pour reprendre un deuxième anglicisme à la mode, qui vaut son pesant de cacahuètes. Mais la question n’est pas là aujourd’hui. Dans ce numéro de Variations, nous essayons simplement d’amener le débat et quelques réponses à des tendances que l’on observe autour de nous, à une échelle réduite. Des tendances aux airs de slogans ou de mantras qui pourraient se résumer comme suit : manger mieux, vivre mieux, consommer mieux. Refuser, réduire, réutiliser, recycler. Cela passe par nos assiettes, nos façons de voyager et même parfois d’envisager nos routines sportives ou notre hygiène corporelle. Au programme de ce numéro: Il n’y a pas de planète B et celle-ci est entrain de souffrir. On fait le point sur la situation climatique actuelle dans le monde et sur les principaux défis écologiques. Les randonnées pédestres, le trekking ou le canyoning… autant d’activités sportives touristiques et écologiques, à faible impact sur l’environnement. Allier sport, écologie et découvertes, on en parle avec Othmane Ibn Ghazala, fondateur d’une agence de voyage spécialisée dans l’écotourisme. L’écotourisme justement est souvent associé au tourisme rural au Maroc. Le pays a beaucoup de potentiel - malheureusement très peu exploité. On en parle avec Abdelhakim Sabri, président du Réseau de développement touristique rural, à l’origine d’un Label Environnement dans la région de Souss Massa. Le lifestyle Zéro Déchets prend de l’ampleur: refuser, réutiliser, réduire et recycler… mais surtout faire la guerre au plastique à usage unique. Interview de Kenza Sara Elaskem, de l’association Zero Zbel. Égayer les toits de Casablanca avec des plantes vertes, aromatiques ou carrément des bacs de permaculture. C’est l’objectif de l’association Le toit en Vert. Avec Sabrina Hakim, nous parlons d’agriculture urbaine et de compost. Et enfin, le retour au naturel touche aussi la cosmétique. De plus en plus de particuliers ou de petites marques proposent des cosmétiques solides pour éviter le plastique et des produits naturels et sains pour éviter les produits chimiques. Interview de Sanaa Lahlou qui a lancé sa marque de cosmétiques homemade sur internet.
01:25:17
October 3, 2020
[Maroc] Bien-être
En cette reprise de l’année 2020, parlons de bien-être.  Force est de constater qu’avec une rentrée scolaire plutôt chaotique, c’est malheureusement le mal-être qui l’emporte, mais qu’à cela ne tienne, voilà une raison de plus d’insister sur le rapport au bonheur et aux petites choses qui font du bien. Pour rappel, le mal-être fait état d’une personne qui se sent mal dans la vie où dans la société, un sentiment général de malaise, un spleen baudelairien que nous abordons dans ce numéro de Variations.  Le flou qui entoure la situation actuelle, la gestion des enfants qui restent à la maison, qui ont des cours distanciels et la crise annoncée, rassurez vous, si ça ne va pas trop en ce moment, c’est que tout va bien : vous êtes humain et bien vivants.  On ne va pas se laisser abattre! Aujourd’hui, on se transforme en une émission pratique. Et pour ce faire, nous évoquons les activités et l’alimentation qui peuvent aider à se sentir mieux.  Comme à l’habitude, la parole vous a été donnée et vous avez fait preuve de beaucoup de générosité en nous donnant vos recettes et vos trucs pour atteindre le bien-être. Vous nous avez également parlé de la musique qui vous fait du bien, celle qui adoucit vos moeurs et calme vos angoisses. Une grande inspiration et c’est parti ! Au programme de ce numéro: Méditation, yoga, reiki ou acupuncture… On se recentre sur soi pour trouver l’équilibre. Le marché du bien-être est en plein essor dans le monde. Chez nous au Maroc, il est en plein développement.  Qu’est ce qui se passe dans nos corps en situation de stress et comment le gérer? Explications en début d’émission.  Les incertitudes autour de cette rentrée scolaire créent des angoisses chez une génération qui doit apprendre à vivre avec cet élément nouveau. Nous discutons de son impact sur le mental des enfants avec Dr. Hachem Tyal, psychiatre et psychanalyste.  Un esprit sain dans un corps sain… On n’y a jamais autant cru qu’aujourd’hui. Les pratiques sportives qui allient physique et mental ont le vent en poupe. Zoom sur le Pilate mais également le yoga kundalini avec Preet Dhyan.  Et enfin, une assiette colorée et une alimentation saine peut vous rendre le sourire et vous aider à combattre la morosité. Les explications du Dr Karim Ouali, médecin nutritionniste.
01:02:00
September 27, 2020
Le masque
Aujourd’hui et depuis plusieurs mois déjà, le masque est - sans mauvais jeu de mot - sur toutes les bouches. Partout dans le monde et depuis le début de la pandémie du COVID 19, son port est devenu obligatoire ou très recommandé. Pour le coup, nous ne vous apprenons rien, il y a les pour et les contre, il y a les pro et les anti. Mais cette donne nouvelle pour l’humain pose une question cruciale : le masque est-il le symbole de notre responsabilité commune ? Dans l’espace public, dans les écoles, les bureaux, les administrations et jusque dans les commerces, c’est désormais masqués, que nous avançons. Nous nous sommes également posé la question de la symbolique du masque. Une recherche rapide permet de se  rendre compte que de la préhistoire jusqu’à nos jours, l’objet accompagne l’histoire de l’humain… Funéraire, festif, sportif ou encore médical, nous l’avons adopté depuis la nuit des temps. Le masque moderne souligne-t-il notre vulnérabilité ou au contraire fait-il de nous des super-héros du quotidien? Vit-on d’une meilleure manière lorsque l’on est plus que jamais anonyme ? Voilà autant de questions auxquelles nous tentons de répondre à travers ce numéro de Variations. Au programme aujourd’hui: Masque de théâtre, de carnaval, de contestation ou encore masque de soin… A travers les âges et les civilisations, le masque a pour but d’imiter, de représenter,  de dissimuler ou de protéger. Le point en début d’émission. En philosophie, le masque est abordé de manière indirecte par Platon, Foucault, Descartes ou Levinas… Le masque pour installer une distance ou pour rapprocher. Interview de Mohamed Doukkali, professeur de philosophie à l'université Mohamed V de Rabat.  Pourquoi est ce que les super héros masqués nous fascinent? Et quels rapports ont-ils avec ce masque, qu’ils sont eux aussi, obligés de porter? Les réponse de Thierry Rogel, auteur de “Sociologie des super héros” paru chez Hermann. Au fil des âges, les fonctions et rôles attribués aux masques rituels africains ont évolué. On en discute avec Michel Ndoh Ndoh, président de l’association culturelle Sandja basée au Cameroun. Et enfin, le numéro de cette semaine, est parsemé des témoignages que vous avez bien voulu partager avec nous, à retrouver en début, en milieu et en fin d’émission.
51:23
September 12, 2020
[COVID-19] Culture, événementiel... six mois plus tard
Nous avons toujours voulu ce magazine comme une parenthèse où l’on prenait le temps de la réflexion, un moment apaisée et bienveillant; mais six mois après le début de la pandémie trois mots résonnent dans le monde de la culture au Maroc, trois mots qui sont : Frustration, inquiétude et angoisse. Six mois et l’avenir est aujourd’hui et plus que jamais incertain pour les opérateurs des secteurs de la culture, du spectacle vivant et de l'événementiel au Maroc. On parle très souvent de la culture comme un véritable levier de l’économie, mais dans les faits et la réalité la culture est le parent pauvre de l’économie. C’est la dernière roue du carrosse. Et la crise actuelle le confirme davantage. Pas un mot de la part des instances gouvernementales sur les répercussions du confinement et de la pandémie sur les opérateurs culturels qui n’ont pratiquement pas travaillé cette année, ni pour ceux du secteur de l'événementiel qui regroupe au Maroc, selon une récente étude, 5 branches et 30 métiers. Pas de soutien, pas de contrat-programme en vue, pas de retours sur les différentes stratégies, plans de relances ou protocoles sanitaires proposés par les professionnels du secteur. D’un autre côté, la reprise même timide et sous contrôle des établissements hôteliers, des cafés et des restaurants… laisse les opérateurs culturels et événementiels  perplexes. Pourquoi pas nous? C’est ce qu’ils se disent. Alors que des moyens innovants pour organiser des concerts par exemple, tout en respectant la distanciation physiques existent et commencent à faire leurs preuves à l’étranger. En effet, plusieurs pays ont maintenu leurs programmes culturels, rencontres, festivals et concerts cet été… en adoptant des protocoles sanitaires adaptés. L’activité culturelle a repris, tout doucement mais sûrement, chez nos voisins espagnols, français et tunisiens. Au Maroc, les rassemblements de plus de 20 personnes sont encore interdits... la saison est “nulle”, l’année 2020 est “foutue”... Dans ce numéro de Variations, nous faisons un état des lieux actuel - six mois après le début de la pandémie de la COVID-19 Dans ce numéro, nous évoquons les secteurs de la musique, du spectacle vivant, de l’édition et de manière plus générale d'événementiel. Et qu’on se le dise de facto, tout ça ne présage rien de bon. Au menu aujourd’hui: Nous revenons sur ce sentiment d’impuissance lié à l’annulation des éditions 2020 des festivals Tanjazz et Jazzablanca avec Moulay Ahmed Alami de l’entreprise culturelle Seven PM. Les festivals de musique L’Boulevard et de street-art Sbagha Bagha et Jidar, toiles de rue également annulés. On en discute avec leurs co-directeur Hicham Bahou qui nous parle aussi de l’impact de ces mesures sur le centre de musiques actuelles le Boultek à Casablanca. A l’instar du tourisme, les professionnels de l'événementiel tentent depuis plusieurs mois de négocier une reprise sous conditions et des mesures d’accompagnement avec les instance gouvernementales concernées. En vain. Interview de El Mekki Lahlou, porte-parole du GPPEM, le Groupement professionnel des prestataires de l'événementiel au Maroc. Enfin, le secteur de l’édition, déjà fragile au Maroc, est en souffrance… Dans ce contexte incertain, les librairies essaient de garder la tête hors de l’eau. On fait le point sur la profession avec la journaliste et éditrice Kenza Sefrioui.
49:01
September 5, 2020
Maroc: Les artistes parlent de racisme
Aujourd’hui dans Variations, un sujet délicat que nous abordons sans détour, sans fard et sans gêne : celui du racisme dont sont victimes les noirs. Quelle rapport avec l’art me direz-vous ? Si vous vous posez la question ou si vous vous dîtes que le racisme n’existe pas chez nous, il est plus que temps d’en parler. Le postulat d’aujourd’hui est simple et sans détour, la culture doit-elle aussi revoir sa copie en termes de diversité, de discrimination et de domination? Et comme la culture reflète bien souvent la société, ce sont au final des choses du quotidien que nous questionnons dans ce numéro : la ségrégation de fait, de nos compatriotes noirs de peau ou encore le racisme ordinaire, celui de tous les jours, qui se cache derrière le bon mot ou la fausse camaraderie. Et puis il y a cette xénophobie violente dont sont victimes les noirs subsahariens puisqu'elles et eux ne font pas partie du nous de la société, de la patrie. A Genève, à l’occasion d’un débat autour du sujet, au conseil des droits de l’homme de l’ONU, l'ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales soulignait l’attachement du pays à la création d’un socle de vivre-ensemble. Nous ne remettons pas en cause ces paroles porteuses d’espoir, mais il est certaines choses que l’on réfute et que l’on refuse, à titre d’exemple l’emploi à outrance du terme tolérance que l’on a pris l’habitude de servir à toutes les sauces. Tolérance, un terme qui, désigne, je vous le rappelle, la capacité à permettre ce que l'on désapprouve : c'est-à-dire ce que l'on devrait normalement refuser. Mais nous ne devrions pas normalement refuser un individu pour sa couleur de peau, pour son genre ou pour ses opinions : les opinions se discutent, se disputent dans les tribunaux, mais pas un genre, mais pas une couleur de peau. Tolérance en arabe se dit 'tasamo7', comme s’il me fallait pardonner à quelqu’un sa couleur. Cette émission ne sera évidemment pas complète, il nous est très difficile de faire le tour du sujet en 90 minutes mais nous avons voulu vous faire entendre différentes voix qui parlent de leur vécu, de leur vision, de leur art ou qui apportent un témoignage autour de la xénophobie, du racisme ou de la ségrégation qu’ils ont pu vivre ou continuent de vivre en raison d’une couleur de peau. Au programme aujourd’hui : L’artiste plasticien Mbarek Bouhchichi nous donne sa définition du racisme. Nous discutons aussi de son travail et de sa volonté de rupture avec un art à l'européenne. C’est l’un des rares rappeurs à dénoncer le racisme ordinaire, Fantôme est un artiste casablancais avec qui ont revient sur certains de ses déboires d’artistes et d’autres du quotidien. Ensuite nous vous présentons une sélection de film qui traitent de racisme ou qui ont soulevé une polémique autour de la question. Nous avons également récolté les témoignages d’artistes migrants subsahariens installés au Maroc : dans le milieu musical et associatif nous discutons avec Reuben Odoi du Ghana et dans le champs de l’art contemporain, nous discutons avec Yvanovitch Mbaya du Congo. Americanah, La belle de Casa, ou le Maroc noir de Chouki El Hamel… Découvrez notre petite sélection de livres autour du racisme. Le racisme dont souffrent les migrants au Maroc… On retrouve cette thématique en trame de fond des enquêtes parues dans le livre collectif Migrations au Maroc: l’impasse? On en parle avec le journaliste et éditeur Hicham Houdaifa.
01:18:50
July 18, 2020
Les vacances, la montagne, la mer
Et si nous prenions aujourd’hui 90 minutes, avec les vacances qui approchent comme prétexte, pour célébrer la mer et la montagne. Cette nature nous aura manquée pendant les trois mois durant lesquels nous nous sommes confinés. Trois mois qui nous auront permis de relativiser. De relativiser le bonheur simple de marcher sur le sable en laissant l’écume nous chatouiller les pieds, ou encore celui de laisser l’enfant qui sommeille en chacun de nous jouer avec son propre écho dans l’immensité de la montagne. Aujourd’hui dans Variations, nous célébrons l’iode marin, les vallons et les cols à travers la poésie, la littérature, le cinéma et la musique. Nous avons pour ce numéro demandé à des artistes de joindre leurs voix aux nôtres, pour une pluralité de points de vue, mais surtout, d’émotions. Il y aura aujourd’hui des moments de joie, des moments de nostalgie mais aussi des instants plus graves où il sera question de la migration de peuples qui souffrent, et d’une mer qui réclame son dû, des âmes qui nourrissaient l’espoir d’une vie meilleure. Parce que même si l’on a appris à relativiser, il reste des choses qui offusquent et font mal en 2020. Au programme de ce numéro : Tout d’abord, vos témoignages sur les vacances et ce qu’elle représentent pour vous… surtout dans le contexte actuel, marqué par la pandémie du COVID-19 L’artiste plasticienne Rita Alaoui nous parle de ces objets qu’elle ramasse en bord de mer et de ce qu’elle en fait, de son rapport aux étendues d’eau et de ses inspirations En commençant par un poème de Baudelaire, nous parlerons ensuite du rapport de l’humain à la mer, de l’errance et de la migration Nous parlerons de la montagne à travers quelques films et à travers la musique traditionnelle Youssef Barrada, monteur cinéma, nous propose une création sonore originale autour de la mer et de l’océan et nous vous proposons une petite sélection de films qui mettent la mer ou l’océan au coeur de l’action Enfin Imane Djamil, artiste photographe et poètesse, nous offre un texte personnel autour de la thématique, à découvrir en fin d’émission
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July 4, 2020
Relance de la culture post COVID-19
Dans ce numéro de Variations nous continuons à parler de déconfinement culturel, aujourd’hui il sera question de relance du secteur et de soutien aux artistes et à l’industrie créative au Maroc mais aussi dans certains pays d’Afrique, notamment le Sénégal. S’il y’a encore beaucoup de zones d’ombres, notamment concernant la réouverture des lieux de diffusion, de l’organisation d’évènements et des nouvelles normes de sécurité pour se prémunir d’un virus qui continue de jouer sur nos nerfs// les choses commencent à s’éclaircir partout à travers le monde. Certains pays ont su réagir à temps, pour venir en aide // et mettre sous perfusion les industries culturelles // à l’instar de la Tunisie ou de la Serbie. La Tunisie qui a réagi quasi-immédiatement à cette crise, en mettant en place notamment le Fond Relance Culture pour aider les opérateurs à surmonter les difficultés économiques qu’ils rencontrent. Au Maroc, le ministère de la culture a annoncé une série de mesures dites exceptionnelles pour venir en aide au secteur. Des mesures qui concernent notamment la répartition des droits d’auteurs par le BMDA, le bureau marocain des droits d’auteurs. Une première réponse qui sera suivie au dire du ministre Othman El Ferdaous par d’autres afin de panser les plaies d’un secteur plus que jamais en crise, mais un secteur qui sait être créateur de richesse dès lors qu’on lui donne l’importance qu’il mérite. Les professionnels du secteur se mobilisent en ce moment pour être force de proposition et réfléchir une culture marocaine post COVID-19. L’AMESVI, à titre d’exemple, l’association marocaine des entrepreneurs du spectacle vivant à mis en place différents outils qui visent à accompagner la politique de relance du secteur, un questionnaire à destination du grand public dont nous parlions la semaine passée, mais également un état des lieux couplé à des recommandations et 12 points de refonte rapide du secteur sur lesquels nous reviendrons dans ce numéro de Variations. Au programme: Le nouveau ministre de la culture, de la jeunesse et des sports Othmane El Ferdaous a annoncé un programme exceptionnel pour soutenir le secteur culturel en ces temps de crise… Certaines de ces mesures ont été recommandées par le mouvement ResiliArt de l’UNESCO. Resiliart, a été lancé par l’organisation onusienne pour mesurer l’impact de la COVID 19 sur la culture et évaluer les réponses mondiales. Pourquoi un mouvement global est primordial aujourd’hui? Nous avons posé la question à Golda El Khoury, Directrice et Représentante de l'UNESCO pour le Maghreb. Les droits d’auteur et droits voisins, qu’il s’agisse de la collecte ou de la distribution, font couler beaucoup d’encre. Procédures archaïques et mécanismes opaques Il est temps de réformer le Bureau marocain des droits d’auteur. Un projet de loi est actuellement en examen au parlement. Retrouvez dans ce numéro un extrait de l’intervention de Younes Boumehdi, président de la Fondation Hiba lors du séminaire Résiliart sur le secteur de la musique du 19 juin. L’AMESVI, l’association marocaine des entrepreneurs de spectacles vivant propose 12 mesures pour la relance de la culture au Maroc, post COVID-19. On en parle avec Moulay Ahmed El Alami, avec qui on revient aussi sur le report annoncé du festival Jazzablanca. Pour terminer, le Sénégal a annoncé cette semaine une enveloppe de 3 milliards de Francs CFA soit quelque 51 millions de DH pour le secteur des arts et de la culture dans le cadre du fonds de riposte Force COVID-19. Etat des lieux avec Jean Pierre Senghor, musicien et producteur, membre du conseil d'administration de la SODAV, la société nationale de gestion collective des droits d’auteur et droit voisin.
47:17
June 20, 2020
Maroc: Déconfinement culturel
Dans un Maroc divisé aujourd’hui en deux zones, l’ouverture des lieux de diffusion n’est pas encore annoncée. Le digital lui poursuit son petit bonhomme de chemin et continue de changer les habitudes de consommation, de diffusion et d’organisation d’évènements. La situation actuelle nous confirme une chose, le changement de paradigme annoncé n’a pas eu lieu. La politique de relance ne concerne pas la culture puisque les discours sont orientés vers d’autres secteurs. Cette période charnière aura-t-elle la peau de la culture au Maroc ? Est-il temps pour les actrices et les acteurs culturels de changer ? De s’inscrire dans le tout digital ? De réinventer par exemple la médiation culturelle classique  sous forme de webinar ? A cela vient s’ajouter la question de la survie de certaines institutions : la conjoncture actuelle présage les beaux jours de celles et ceux qui sauront s’adapter. Pour les autres, peut-être est-il déjà trop tard. Au programme de ce numéro : Avec Hassan Belkady, propriétaire de cinémas indépendants à Casablanca, nous parlons de la situation post-confinement et de ses attentes en termes de soutien que pourraient accorder l’Etat aux exploitants de salles, déjà affaiblies en temps normal. On revient également sur le système de rémunération mis en place par la société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique, la SACEM, en plein confinement. Un système à destination de ses sociétaires qui se produisent sur les réseaux sociaux. Quelle politique culturelle au Maroc post-COVID 19? Nous évoquons plusieurs pistes de réflexion avec Nabil Bayahya, spécialiste des politiques publiques. Retour Avec Soufiane Benkhassala sur son texte intitulé “Entre art confiné et confinement artistique!”. Un texte publié dans le cadre du projet “Une quarantaine de notes” porté par le 18, Derb el Ferrane. Avec lui, il sera question de médiation culturelle et de programmation artistique. Enfin avec Brahim El Mazned, on parlera de la nouvelle édition de VFM qui se tiendra en novembre prochain si tout va bien.
55:31
June 13, 2020
Les enfants et les arts
***Numéro diffusé le 12 octobre 2019 sur Radio 2M*** On dit de la musique qu’elle adoucit les moeurs, qu’elle a un pouvoir calmant, qu’elle peut même avoir des vertus thérapeutiques; Aux arts plastiques, on attribue aussi des bienfaits concrets sur la santé, un pouvoir de guérison, un impact sur la douleur et sur le mieux-être. Bref, les activités artistiques nous font du bien! À nous, adultes stressés par à peu près tout ce qui nous entoure. Mais aussi, aux tout petits!  Les arts plastiques, la musique et les activités artistiques de manière générale aident au développement des enfants, dès leur plus jeune âge. Elle contribue au développement de leurs cerveaux, de leur créativité, elle diminue le stress et améliore leurs capacités d’apprentissage. Alors, au lieu de mettre téléphones et tablettes entre les mains de nos enfants pour les calmer, essayons plutôt de les initier à l’art! Dans ce numéro de Variations, nous parlons d’art et d’enfants. C’est une émission sans débat, calme, où nous partageons tous le même avis. Pendant 90 minutes, on se penche sur les mille et un avantages d’une éducation artistique pour les petits. Au programme: L’art et les activités artistiques à l’école avec Amélie Glenisson, maîtresse d’école à l’EIB Casablanca, en plus d'un petit reportage tiré de notre ancienne émission Culture Pop (2012-2019 sur Radio 2M).  L’importance des activités parascolaires avec Ghita Lamrani, des ateliers Maya. L’éveil musical ou l’initiation au monde sonore auprès des enfants, nous en discutons avec Hicham Benabderrazik, enseignant de musique. A quel âge, pouvons-nous emmener les enfants aux musées? Et comment les initier aux arts plastiques? Les réponses de Meriem Berrada, directrice artistique du musée d’art contemporain africain MACAAL à Marrakech. Enfin, on vous dit tout sur les comptines et leurs pouvoirs sur les enfants! 
01:12:57
June 9, 2020
Maroc: Les femmes dans les arts & la culture
Et si nous prenions aujourd’hui 90 minutes pour parler des femmes dans la culture au Maroc ? De leur place dans le paysage culturel et artistique ? Depuis que nous exerçons ce métier, des femmes formidables, on en a vu et on continue à en voir énormément autour de nous, des femmes qui excellent dans ce qu’elles font: la médiation, l’écriture, la production, le cinéma, la philosophie, la musique et dans bien d’autres domaines. Et pourtant pour le grand public, on a l’impression qu’il faut souvent chercher et beaucoup chercher pour trouver ces femmes... L’une des raisons pour lesquels nous en parlons, c’est aussi parce qu’il nous semble désolant d’attendre qu’une Dalila Ennadre ou qu’une Fatima Mernissi, paix à leurs âmes, nous quittent pour dire qu’elles étaient formidables. Nous en parlons aussi car à l'apitoiement nous préférons l’exemple et la célébration. Et la célébration n’a pas d’agenda! Il n'y pas d’erreur de date. Nous refusons d’attendre le 8 mars pour parler des femmes, de leurs droits et surtout de leur place dans le monde l’art et de la culture. Certaines sont plus visibles dans des champs artistiques, on les retrouve à des métiers d’image ou de représentation comme la danseuse, la comédienne ou la chanteuse. On les retrouve aussi à certains postes définis par l’exemple de celles qui ont précédé comme la scripte dans le cinéma, ou encore l’attachée de presse. Pourtant, elles sont légions à évoluer dans l’ombre, là où, encore aujourd’hui et malgré tous les progrès, on ne s’attend pas à voir une femme. Dans des métiers dit masculins, des métiers d’hommes. Aujourd’hui dans ce numéro de Variations, nous cherchons donc à comprendre les causes liées à cette non-représentativité des femmes dans le monde de l’art, et, à évoquer avec certaines de celles qui font aujourd’hui la culture, la marche à suivre pour voir de nouvelles générations embrasser une passion, embrasser une carrière. La marche à suivre pour voir des petites filles rêver de devenir à leur tour, ingénieures du sons, DOP, metteuse en scène, productrices... Nous discutons et récoltons les témoignages d’un panel plutôt large, des profils très différents car nous avons voulu l’émission d’aujourd’hui, tribune pour celles qui agitent la culture dans notre pays. Et il faut dire que nous avons eu l’embarras du choix!  Au programme aujourd’hui: Avec Oum, nous évoquons la femme dans le milieu de la musique. Plus qu’une artiste, elle est aussi productrice et évolue dans ce monde depuis de nombreuses années, au national comme à l’international. La comédienne Amal Ayouch nous parle de ses débuts sur les planches, des moments de joie sur scène, mais aussi de ces choses qui fâchent comme le sexisme ou encore l’absence de femmes à la mise en scène. Côté du cinéma : Lilia Sellami est directrice de la photographie et Sara Kaddouri est ingénieure du son, toutes deux évoluent dans un milieu très masculin, nous revenons avec chacune d’elles sur leurs parcours respectifs. Elles sont comédienne, chanteuse, chargées de projets culturels ou encore illustratrice… retrouvez les témoignages de femmes qui ont choisi des carrières dans la culture. Ghita Khaldi, Amina Bensouda, Jessica Dubarry, Soumia Idba et Rime Aitelhaj nous parlent de leurs modèles féminins, des hommes qui les ont épaulées, et évoquent des pistes concrètes d’actions à mettre en place pour que les femmes puissent s’approprier les domaines de la culture et des arts. Instant de grâce avec Deborah Benzaquen: La photographe casablancaise a bien voulu se livrer à nous et nous parler entre autres, de sa vision du métier. Nous avons parlé féminisme avec Maria Daïf, consultante en ingénierie culturelle, elle nous parle aussi de ses modèles féminins dans la société civile au Maroc.
01:52:20
June 6, 2020
Valorisation du patrimoine culturel traditionnel
***Diffusée le 1er février 2020***  Ce numéro de Variations est consacré à la valorisation du patrimoine culturel traditionnel: mais d'abord, qu’est ce qu’on entend par patrimoine culturel immatériel ? Et bien, dans le cadre de la convention de l’Unesco, il s’agit des pratiques, des représentations, des expressions, des connaissances et savoir-faire que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. A ceci, viennent s’ajouter les instruments, les objets, les artefacts et les espaces culturels qui leur sont associés. Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité et la créativité humaine. C’est ainsi que depuis 2003, la place Jamaa El Fna, le maqam irakien, sont inscrits sur la liste représentative, de même que le duduk et les musiques arméniennes qui lui sont liés et plus récemment le moussem de Tan Tan, le reggae jamaïcain ou encore le gnaoua.  Dans ce numéro, on cherche à comprendre pourquoi il est important de sauvegarder le patrimoine et nous allons à la rencontre de nombre d’acteurs de la société civile pour parler d’initiatives nationales et internationales en musique et en danse. Au menu du jour : Des initiatives digitales qui se préoccupent de patrimoines divers comme Awesome tapes of Africa, plus récemment Morrocan tapes, et Radioooo. Remix culture pour la transmission des musiques traditionnelles du monde et Marocopedia pour tout le patrimoine culturel marocain. Le Musée Mouassine, musée de la musique à Marrakech, une structure qui participe à la valorisation de ce patrimoine. On parle du gnaoua, patrimoine immatériel de l’Unesco et on va a la rencontre de la famille Boumssaren, qui confectionne des cordes en boyaux depuis plusieurs générations. Avec Ghita Khaldi de l’association Afrikayna on parle du programme VITA : valorisation des instruments traditionnels d’Afrique. Puis, escales au Rwanda et au Mali à la découverte de quelques uns de ces instruments. Et enfin on parle de danses traditionnelles avec Ahmed Aydoun.
01:30:23
May 28, 2020
Théâtre amateur au Maroc
***Emission diffusée le 07 mars 2020 sur Radio 2M*** Plusieurs pistes viennent à l’esprit quand on prépare une émission sur le théâtre au Maroc… Il y a tellement d’axes à traiter et encore plus de choses à dire. Il a donc fallu faire des choix. Dans ce numéro, nous avons choisi de mettre la lumière sur le théâtre amateur au Maroc. Nous laissons les problématiques liées aux subventions, à la diffusion et aux politiques culturelles pour plus tard. Et nous nous concentrons plutôt sur cette scène qu’on qualifie d“amateur”... qui est entrain de réellement changer les choses au Maroc. Au programme ce ce numéro: Des troupes de théâtre amateurs réconcilient le public marocains avec les salles de spectacle// On en parle avec Rime Ait El Haj, comédienne et membre de la compagnie 19h théâtre. L’improvisation théâtrale dans ses différents formats attire de plus en plus de personnes, on discute de ses particularités avec Kaoutar Mjidi. Que peut apporter la pratique théâtrale aux enfants? La réponse de Adil Lfal, comédien et prof de théâtre. Des sessions de dramathérapie destinées aux détenus de longue durée, c’est un projet du dramaturge Rachid El Adouani, en collaboration avec l’administration pénitentiaire. Et pour terminer, le théâtre radiophonique, vous vous en rappelez? Dans ce numéro, un  portrait de Abdallah Chakroun, le papa du théâtre radiophonique sur les ondes marocaines.
01:12:05
May 27, 2020
La science-fiction
Voilà plus de deux mois, qu’autour de nous, nous entendons dire que “ce que nous vivons aujourd’hui c’est de la science fiction” Mais la science-fiction, c’est quoi exactement? Aujourd’hui dans Variations et à l’heure d’une pandémie qui pourrait devenir endémique, nous nous intéressons à ce genre longtemps considéré mineur. Depuis ses tout débuts, la science-fiction joue un rôle d’observatoire des temps qui viendront. Elle est porteuse des peurs et des désirs de son temps, et c’est surtout une façon détournée de parler des problèmes présents: pas pour prédire l'avenir évidemment mais pour le prévenir. Et si nous avons choisi de traiter d’un genre qui n’est plus mineur à l'ère des blockbusters et de la big data, c’est qu’en se plaçant aux frontières du réel, c’est bien le réel que ce dernier interroge, imagine et réinvente. De ce fait et pour replacer la science-fiction dans les débats qui secouent aujourd’hui le monde, nous chercherons à savoir si, malgré une approche qui s’ancre dans son temps, la science-fiction peut se révéler être lanceuse d’alerte, nous poserons aussi la question de savoir si la science-fiction, lorsqu’elle rate le changement technologique ou scientifique, se révèle obsolète. Pour cela, nous parlons de cinéma, de littérature évidemment et même de design. Au programme de ce numéro : D’abord la science-fiction, qu’est ce que c’est ? Une définition et une petite histoire du genre et de ses plus grands noms. Justement, l’un des écrivains les plus prolifiques du genre est Philip K. Dick qui a signé entre autres Blade Runner. Portait dans ce numéro. Vous avez laissé vos messages sur le répondeur de Variations pour nous donner votre avis sur ce genre et sur ce qu’il peut apporter à notre quotidien. Nous parlons également de 7ème art avec Roland Carrée, chercheur associé en cinéma à l’Université Cadi Ayyad: Avec lui, il s’agit de réfléchir le parallèle entre la science-fiction et la situation mondiale actuelle mais aussi de savoir si le genre continue aujourd’hui à inspirer autant qu’avant. Retrouvez ensuite nos sélections d’oeuvres S.-F à lire ou à voir ainsi qu’une petite liste de films qui se déroulent en 2020. Dans ce numéro, nous vous présentons également le design fiction ou comment jouer avec les futurs et les transgresser dans le but de créer le débat. On en parle avec Max Mollon, chercheur et designer. Enfin, avec le réalisateur, bédéiste et écrivain Hicham Lasri, nous cherchons à savoir si la science-fiction a vocation à être universelle. Nous parlons également de l’influence de la science-fiction sur son travail.
01:25:38
May 23, 2020
Culture à domicile (Partie 2)
Cette semaine dans Variations, nous continuons à parler de ces initiatives culturelles et artistiques qui viennent jusqu’à chez vous, en cette période de confinement obligatoire. C’est le cas partout dans le monde, la crise du COVID 19 a mis à mal les opérateurs culturels et artistiques: les lieux destinés à la culture sont fermés, les festivals annulés et les ateliers reportés. Il a fallu se réinventer, trouver de nouvelles manières de consommer le produit culturel. Mais aussi, des moyens pour les opérateurs du secteur frappés de plein fouet, de survivre à cette crise. Dans ce numéro: Nous faisons le point sur les mécanismes de financement d’urgence des secteurs créatif et culturel dans la région MENA avec Ouafa Belgacem, CEO de - Culture Funding Watch. CFW qui lance une étude en ligne pour mesurer l’impact de la crise actuelle sur le secteur dans la région MENA. Un autre questionnaire pour, entre autres, déterminer les nouveaux modes de pratiques culturelles et artistiques au Maroc en temps de confinement. Les explications du doctorant et chercheur Mehdi Azdem dans ce numéro. Quelles opportunités pour les artistes confinés? Les appels à projets se réinventent.  Les structures culturelles, de leur côté, s’adaptent à la situation actuelle. La Fondation Hiba propose à son public, une panoplie de programmes, à domicile. Nous en parlons avec Zaineb Guedira, DG de la Fondation. Et enfin, nous vous proposons une petite sélection d’événements, de programmes et d’activités à consommer depuis vos canapés. 
43:02
May 4, 2020
Confinement: Culture à domicile
Aujourd’hui dans Variations, nous parlons de différentes initiatives qui cherchent à apporter la culture au domicile de chacunes et chacuns en ces temps de confinement. Beaucoup d’entre nous, dans la mesure du possible, profitent de cette période pour se cultiver davantage. Nous avions déjà évoqué les lives sur les réseaux sociaux dans un précédent numéro, mais comme pour la télévision, aujourd’hui on préfère choisir et composer nos programmes plutôt que de se laisser guider par un flux continu. Au delà de l’énumération simple de sites qui regroupent des archives, des documentaires et j’en passe, l’idée dans cette période de crise est de questionner la démocratisation de ces nouveaux modes de consommations : De ce que cela pourrait éventuellement dire de la consommation du podcast par exemple, post-confinement; Questionner également ce qui pousse les acteurs culturels à revoir leur manière de communiquer et de partager leurs contenus culturels; De se demander si la pandémie n’a pas apporté une nouvelle définition, à celle plus classique de la communication de crise ? Au menu du jour : Une sélection de films et de masterclass pour parfaire ses connaissances cinématographiques. De l’importance de garder le contact avec le public, ou pourquoi les musiciens n’hésitent pas à offrir des prestations virtuelles ? C’est l’une des questions que nous posons à Dina Bensaid, directrice générale de la Fondation Tenor pour la Culture et pianiste soliste à l’Orchestre Philharmonique du Maroc.  Depuis le début du confinement, les podcasts et autres webradios ont le vent en poupe! Aujourd’hui, nous parlons de trois modèles différents : le podcast 9addat, Radio Flouka et Radio Peignoir. Les conférences sur les réseaux sociaux, plus interactives et plus agréables que les plénières classiques, c’est l’un des thèmes abordé avec Imad Dahmani de l’association mémoire des architectes modernes marocains ( MAMMA). Enfin, comment l’Institut Français de Casablanca a réfléchi sa communication durant la crise sanitaire et d’autres questions à Martin Chenot, directeur de l’établissement.
01:07:30
April 27, 2020
La rencontre
Variations est une émission que l’on a pensé comme un moment privilégié avec vous, un moment de rencontre entre nos mots et de vos esprits, un moment de rencontre entre vos interrogations, les nôtres et les réponses des différents profils que nous questionnons ou mettons en lumière. Et si nous parlions aujourd’hui de cette fameuse rencontre? On a dit de tous temps que la vie est faite de rencontres, qu’il n’y a pas de chemin tracé et que la destinée se dessine au gré de ces moments imprévus et imprévisibles. Le domaine de l’art a lui, su de tout temps sublimer cette dernière : combien de textes en parlent, combien de poèmes, combien de scènes de théâtre ? Combien de courants d’ailleurs sont nés de la rencontre de penseurs et d’artistes ?Que raconterait le cinéma s’il ne s’attelait pas à sublimer cette rencontre ? Voici quelques uns des points que nous abordons aujourd’hui dans Variations. Pour se mettre dans l’ambiance, on commence par un micro-trottoir, nous avons posé différentes questions à plusieurs profils de personnes: aux artistes, nous avons demandé de nous parler de la rencontre la plus marquante de leurs carrières et aux autres, on a fait chauffer les méninges et ils nous l’ont bien rendu. Au menu du jour : Les rencontres iconiques au cinéma : une sélection de séquences. Dans le cinéma documentaire, la rencontre avec un personnage est-elle primordiale pour établir un lien avec un sujet ? Nous avons posé la question à Réda Benjelloun, responsable de la case documentaire à 2M. Les résidences d’artistes, haut lieu de rencontre et de création mais aussi un véritable gouffre financier. Retour sur un papier signé Jean François Clément, chercheur en sciences sociales et spécialiste de l’anthropologie marocaine, un papier qui jette plusieurs pavés dans la mare. Nous avons également demandé à Imane Djamil, artiste pluridisciplinaire et au musicien Mehdi Nassouli, de nous parler de l’importance de la rencontre et de nous parler de certaines résidences artistiques auxquelles ils ont participé. Nous nous sommes également entretenus avec Mohamed Rachdi, commissaire d’exposition et créateur du H2 61 26, un lieu dédié à la rencontre.
01:11:13
April 21, 2020
L'amour dans l'art
Ah l’amour... S’il est un sujet redondant dans l’art sous toutes ses formes et dans tous ses domaines, c’est assurément celui-ci! Y’a-t-il quelque chose de plus transcendant que ce sentiment que nombre d’artistes ont évoqué, réfléchi, dépeint, chanté, passé au microscope? Il n’y aurait, d’après les dires d’un sacré paquet de monde, rien de plus beau que de regarder l’être aimé dans les yeux et de lui susurrer le fameux “Je t’aime”. Il n’y aurait rien de plus douloureux que la rupture et le vide qui se crée quand l’être aimé part.  Mais certains tirent de là également une force créatrice. Certains affirment qu’il est le carburant de la vie, d’autres qu’il est mort ou qu’il n’aurait jamais existé, qu’il est un luxe, qu’il s’apprivoise et s’éduque. Est-il possible de mettre des mots sur un étrange phénomène, un phénomène qui aveugle autant qu’il met en lumière? Comment un sentiment aussi obscur s’inscrit dans l’époque ? Dans ce numéro, on parle d’amour avec nombres d’artistes, de l’amour de soi à l’amour de l’autre en musique et en littérature. Au menu du jour: L’amour dans la forme moderne du hip hop, avec Shoobee du duo Shayfeen - producteur musical et rappeur; Le Summer of love et la contre culture hippie; La thématique de l’amour dans le melhoun avec Fouad Guessous, auteur de l’anthologie du melhoun marocain et de l’analyse du concept El Harraz dans ce dernier; Que se passe-t-il dans un cerveau amoureux ? La bague au doigt, retour sur une pratique ancestrale qui a sauvé l’industrie du diamant;  L’amour à la casablancaise avec Ahlem B, conteuse et auteure; Enfin, comment un sentiment aussi obscur que l’amour s’inscrit dans l’époque ? Est ce que la littérature seule arrive à le convoquer ? Nous avons posé la question à Youssef Amine Elalamy auteur.
44:41
April 21, 2020
Confinement: Rêves & Onirisme
Aujourd’hui, nous parlons de rêve et d’onirisme. Dans cette période particulière de notre histoire, nous nous sommes rendus compte que beaucoup de nos proches et de nos amis voyaient leur sommeil et par là même leurs rêves, perturbés. Comment aborder le rêve dans le cadre d’un magazine culturel ? Comment éviter de se retrouver perdu dans le lots d’informations à nos dispositions concernant le sujet ? Nous nous sommes d’abord tournés vers la science, il nous fallait, en effet, d’abord trouver une réponse tangible à une toute première question : Pourquoi fait-on plus de rêves étranges et intenses pendant le confinement ? De là, ont découlé d’autres questions : rêve-t-on davantage en cette période ? Et puis qu’est ce qu’il se passe dans nos corps quand on rêve ? Au programme:  D’abord une définition du rêve; Puis, pourquoi fait-on plus de rêves étranges et intenses pendant le confinement ? Nous avons posé cette question et d’autres à Khalid Laalaj, psychiatre et psychanalyste; On parle ensuite du rêve dans l’islam, dans le bouddhisme et dans le taoïsme; Puis on s’attarde sur la fonction du rêve au cinéma: avec des exemples cinématographiques, nous verrons comment il a surpassé la peinture et la littérature en réussissant à nous faire voir le rêve. On en discute avec Julien Fouré, professionnel du cinéma.  L’onirisme dans la peinture et la littérature c’est l’autre aspect sur lequel on se penche; Puis on discute avec l'auteur Patrick Lowie, des portraits oniriques qu’il réalise depuis 2016.
45:56
April 19, 2020
Au Maroc, l'art post-confinement
Cette semaine, nous essayons d’imaginer le post confinement. Évidemment, nous ne sommes pas devenus devins du jour au lendemain, mais il nous semblait important dans cette période où chacun y va de son analyse, de ses prédictions, d'essayer d’imaginer le monde demain. Ainsi, avec nos invités, nous abordons différentes questions, sous différents angles : la parole est aujourd’hui donnée à différents profils d’intervenants avec une pluralité de points de vue: cinéaste, historien de l’art, commissaire d’exposition, photographe, musicien, et même psychiatre. Nous tâcherons aujourd’hui de comprendre et d’évoquer quelques unes des différentes manières dont nous sommes atteint ou pas, par la distanciation sociale. Nous chercherons également à savoir quelle incidence aura le confinement sur la production et la consommation de la culture ? Comment se portent les artistes durant cette période ? Comment un photographe peut-il continuer à exercer son art dans un périmètre réduit ? Et comment envisager cette discipline lorsqu'il est impossible pour elle ou pour lui de se déplacer à la recherche de son sujet ? Cette période est-elle porteuse d’inspiration et dicte-t-elle de nouveaux récits aux créateurs ? Quelle retranscription artistique faire des inégalités du système qui sont aujourd’hui mises en exergue ? Voilà quelques unes des questions que nous abordons aujourd’hui, avec: Paul Ardenne, Historien de l’art, commissaire d’exposition et universitaire. Mehdy Mariouch, photographe casablancais qui oscille entre le photo-journalisme et la photographie d’art. Hachem Tyal, psychiatre et psychanalyste. Hicham Lasri, cinéaste, metteur en scène, bédéiste et romancier. Hicham Benabderrazik, musicien et prof de guitare Yahya Zitan, musicien et auteur compositeur Omar El Kindi, militant associatif Hamza Lyoubi, chargé de projets culturels
01:27:12
April 12, 2020
La mémoire
Cette semaine, nous nous intéressons à la mémoire. En ces temps particuliers et avec la gratuité mise en place par de nombreuses plateformes, les archives ressurgissent et ont plus que jamais le vent en poupe. Au delà d’une actualité froide qui aujourd’hui ne nous apprend plus grand chose concernant le COVID 19 et le monde extérieur - une actualité qui semble aujourd’hui se focaliser sur des chiffres et des polémiques de tarmac, de lobbys pharmaceutiques et de gros sous - beaucoup d’entre nous tendent à aller vers les écrits anciens, les images filmées au siècle passé, les oeuvres d’esprit qui parlent de la condition humaine; que ces dernières évoquent ou pas des pandémies, des confinements, mais présagent d’un avenir meilleur, puisque avenir il y aura. De notre côté, nous avons à moult reprises soulevé l’importance de l’archivage et de la mémoire dans cette émission, et aujourd’hui plus que jamais, cette mémoire nous parle du futur puisqu’il y’a des leçons à tirer du passé mais aussi parce qu’hier est déjà un moment à garder en mémoire pour ne pas reproduire, nous l'espérons, les mêmes erreurs. Au menu du jour : Comment garder en mémoire cette période de confinement dû au COVID 19? Au delà des journaux intimes, journaux publics et autres carnet de bords, le 18 à Marrakech a choisi de donner la parole à un plus large public, avec un appel à contribution qui regroupe toutes formes d’expression artistique. On en discute avec Laila Hida.  Nous nous intéressons également à un pan oublié de notre mémoire commune: le tatouage Amazigh, Ihedjamen. Si aujourd’hui beaucoup d’artistes tatoueurs travaillent à lui redonner ses lettres de noblesses, il n’y a pas si longtemps ce mode d’expression du corps connu dans les civilisations les plus anciennes était pratiqué dans les régions rurales au Maroc. Une section qui nous permet de célébrer la mémoire de nos anciens. Retour également sur la Maison de l’Oralité à Ksar Ait Ben Haddou, un lieu qui s’est donné pour mission de préserver cette fameuse mémoire Amazigh : on en parle avec Loubna Mouna de l’association We speak citizen. Et pour continuer la célébration des anciens, nous vous présentons une jolie déclaration d’amour à des grands parents, à leurs racines, à leur identité : Il s’agit du film documentaire “Leur Algérie”. Avec sa réalisatrice Lina Soualem, nous avons discuté du procédé pour filmer une mémoire tue. Pendant près de 2 ans, elle a suivi ses grands parents paternels et leur a posé les questions que son père, lui, n’a jamais osé poser. Enfin, comment aborder poétiquement la mémoire? La réponse de Sabrina Kamili de l’atelier de l’observatoire à Casablanca, un organisme qui s’est donné pour mission, d’archiver la mémoire des quartiers de la métropole via les histoires de sa population.
45:57
April 6, 2020
Le temps
Dans ce numéro de Variations, on parle de temps, de temporalité, de mémoire ou encore de postérité avec nombres d’invités, autant d’adjectifs en réalité avec une seule finalité celle de questionner la création contemporaine et le rôle de l’artiste ou de l’acteur culturel dans ce qu’il restera demain de cette création. Au programme du jour, Le morceau Time et le Live à Pompéi du groupe britannique Pink Floyd décortiqués par Youssef Zeghari, animateur radio. Le patrimoine comme témoin du temps qui passe avec l’architecte Driss Kettani. Avec Sabrina Kamili, actrice culturelle, on se demande comment approcher poétiquement la mémoire. Et enfin avec l’artiste Oum, on parle de temps, de relativité, de rapport au divin et de postérité en mettant tout ça en lien avec son dernier album Daba mais aussi ceux qui ont précédés.
49:11
April 3, 2020
What's up, Ouarzazate?
Que vous y arriviez par la route depuis Marrakech en passant par les villages traditionnels en pisé et par l’impressionnant col Tizi n’Tichka, ou par les airs, en survolant les cimes enneigées et les sommets majestueux du Haut Atlas…Une chose est sûre: l’arrivée à la province de Ouarzazate est un moment de pure magie. Ses sommets, ses vallées, ses oasis, ses ksours et ses kasbahs, sa lumière particulière et ses paysages lunaires ont séduit des centaines de productions cinématographiques internationales, et ce, depuis les années 1960. Dans ce numéro de Variations, nous faisons un tour dans cette province et nous allons à la rencontre de ceux qui mettent tous leurs efforts dans le développement culturel ou social de ce territoire. Lors de ces prochaines 90 minutes: Nous discutons avec Loubna Mouna de l’association We Speak Citizen qui oeuvre entre autres dans l’accompagnement des associations locales dans cette province. Ouarzazate, première destination des tournages étrangers au Maroc, on en parle avec la productrice Khadija Alami, également à la tête de l’un des quatre studios de cinéma installés dans la province. Cinéma toujours: deux filières de formation existent dans la ville, les détails avec Lahoucine El Maimouni, doyen de la faculté polydisciplinaire de Ouarzazate. Nous allons à la rencontre de deux artistes peintres installés à Ksar Ait Ben Haddou: Aissa Joud, originaire du village et Hafida Zizi, tombée sous le charme du Ksar il y a trois ans. Et enfin, la maison de l’Oralité ouvre bientôt ses portes au même village, elle a pour but de présenter la culture amazigh ainsi que les rites ancestraux pratiqués par les habitants du Ksar.
01:22:38
April 2, 2020
Gastronomie & Cuisine
Dans Variations, nous parlons habituellement de littérature, d’arts plastiques, de spectacles, de théâtre ou de musique… Et si aujourd’hui, nous parlions gastronomie et cuisine? Nous aimons tous manger et nous avons tous des choses à dire sur ça… La gastronomie et la cuisine sont le reflet des sociétés, de leurs cultures autant que la musique ou les arts. Au menu du jour: D’abord qu’est ce que la gastronomie? Quelle est son empreinte sociale et culturelle?  Et qu’est ce que la diplomatie culinaire? Rencontre ensuite avec le jeune chef Mohamed Baya, à l’initiative de la table clandestine, pour parler de son parcours. Tout le monde adore la cuisine marocaine! Avec la chroniqueuse culinaire Amal El Madade, nous faisons une tournée régionale des spécialités marocaines. Les aliments bio ont à ce qu’il paraît une saveur différente - qu’est ce que l’agroécologie et pourquoi est-elle vitale aujourd’hui? On en parle avec Wissal Benmoussa, fermière et ingénieure agronome. Enfin, la gastronomie est un thème récurrent dans le cinéma, retrouvez dans ce numéro une sélection de films qui va vous mettre l’eau à la bouche.
01:04:22
April 1, 2020
Arts & culture au Maroc en temps de confinement
Cette semaine, Variations se conjugue au temps du confinement, avec pour mot d’ordre bienveillance et rêverie : comme beaucoup d’entre vous, nous sommes assignés à résidence, mais nous nous sommes donné pour ligne directrice de combattre l’anxiété ! Alors comme beaucoup d’entre vous, on apprend à travailler à distance, chacun de son côté, à occuper des journées qui pourraient vite tourner à l’oisiveté. Cette semaine, dans ce numéro de Variations, nous donnons la parole comme à l’habitude à certains de ceux qui font la culture qu’ils soient artistes ou acteurs culturels : plus précisément à ceux qui ont bien voulu nous livrer leurs interrogations et leurs états d'âmes en ce moment particulier de l’histoire de l’humanité. Certains nous parlent de lectures, d’autres de leurs appréhensions, de cinéma et de bien d’autres choses … Arrivent-ils à créer ? Se découvrent-ils de nouvelles passions ? Que font-ils pour occuper leurs journées? La culture est souvent présentée comme le parent pauvre de l’économie. C’est souvent la dernière roue du carrosse et les acteurs culturels se battent pour voir leur projets pérenniser et dans bien des cas  devenir totalement indépendant des bailleurs de fonds et autres mécènes.Alors,on s'intéresse également à l’impact du confinement annoncé par l’Etat sur les entreprises et autres associations culturelles, sur le secteur de l'événementiel et du cinéma ainsi que la production audiovisuelle. Pendant 90 minutes, nous vous offrons ce qui deviendra une petite archive du confinement des années 20 au Maroc. Au programme; Hicham Daoudi de la Compagnie Marocaine des Œuvres et Objet d'art (CMOOA) à Casablanca et de la galerie d’art, Le comptoir des Mines à Marrakech, refuse de se laisser abattre et travaille à ses projets futurs. Les cinémas ont été les premiers touchés par les fermetures administratives imposées par l’Etat pour pallier à la propagation du Covid 19, nous avons discuté avec Sido Lansari de la cinémathèque de Tanger de l’impact d’une telle fermeture sur une structure particulière puisqu’avant tout associative. Dans le secteur de l'événementiel, on parle d’un arrêt total de l’activité de tous les intervenants directs et indirects, alors que la saison venait à peine de démarrer. On dresse un bilan préliminaire avec Aziz Bouslamti, président Groupement Professionnel des Prestataires de l’Evénementiel au Maroc. Se cultiver en confinement, rien de plus simple! Depuis le début de cette période, les initiatives se multiplient sur internet, retrouvez dans ce numéro une petite sélection plutôt sympa.  Dans ce numéro également, les témoignages de différents acteurs culturels marocains: Mouna Belgrini, notre ex-collègue qui travaille à longueur d'année sur des projets culturels (danse, street art, mobilité artistique...)  Maria Daïf, actrice culturelle au mille projets, elle aussi nous raconte la réalité de son confinement. Fouzi Chayab, directeur technique et entrepreneur en événementiel Rita Ibn Khaldi, chargée de projets en événementiel  Hind Khourcha, chargée de projets en événementiel  Younes Lazrak, directeur adjoint d'un incubateur de talents web Bendar Atifi, 1er assistant réalisateur Youssef Barrada, directeur d'une entreprise de production audiovisuelle Rime El Khalidy, chef d'entreprise culturelle   
01:10:34
March 31, 2020
What's up, Tanger?
Si je vous dis Tanger, qu’est ce qui vous vient à l’esprit ? Mohamed Choukri ? William Burroughs ? Paul Bowles ? les fils du détroit ? La kasbah ? Le cinéma ? Le Jazz ? ou la littérature ? Tanger a toujours eu une aura particulière, mais c’est également une ville qui depuis quelques années, connaît un regain de dynamisme sans précédent. Pour ne pas demeurer dans un passé qui nous est en réalité inconnu, on s’est dit qu’aujourd’hui on ferait un aller-retour en train, Casa Voyageurs- Tanger Ville, et qu'on irait se balader dans les rues de la ville du détroit, histoire de tendre le micro de Variations à certains des acteurs culturels qui travaillent à longueur d’année à embellir le quotidien des tangéroises et tangérois. Lors de cette balade sonore, on parle:  Du Tanjazz, avec le papa du festival, Philippe Lorin  De la renaissance programmée du Gran Teatro Cervantes De la cinémathèque de Tanger, haut-lieu de cohésion sociale avec Sido Lansari De la plateforme culturelle Think Tanger et du droit de rêver la ville avec Amina Mourid de l’association Kissaria  De la longue histoire d’amour entre Tanger et le cinéma, avec la collaboration Youssef Barrada professionnel de l’audiovisuel Et de ce qu’il nous reste aujourd’hui de Mohamed Choukri, avec l’éditeur tangérois Tarik Slaiky
01:05:56
March 2, 2020
Le vintage, mode ou état d'esprit?
Vintage, un terme est de plus en plus utilisé, partout, à tout va! On parle de vêtements vintage, de mode, de déco, de meubles ou encore d’art vintage...  Est ce une mode qui va faire son temps et passer ou est-ce un vrai état d’esprit ? Quelles valeurs et quels sentiments se cachent derrière cette manière singulière de consommer ? Y a-t-il une notion de patrimoine culturel dans le vintage ? On en parle aujourd’hui dans ce numéro de Variations. Au programme:  On parle du vintage en musique et du grand retour du vinyle avec un collectionneur, Ihssan Fiach. Remixer: c’est un faire du neuf avec du vieux, ce ne serait pas un peu vintage, ça? Hatim Belyamani, musicien et producteur tente une réponse. On évoque avec le philosophe Ali Benmakhlouf ce sentiment à la fois heureux et malheureux qu’est la nostalgie. En mode, on parle de ce que représente la consommation du vintage dans le monde et de son impact éthique, écologique et économique. Badr Haoutar revient sur les principes fondateurs de la marque de second-hand Boucherwet. Le focus de la semaine est une entreprise éco-responsable spécialisée dans le Upcycling  Koun, on en discute avec Nada Diouri. Et enfin, le vintage, peut-il être considéré comme un patrimoine culturel? Amine Boushaba, vice-président de l’association Casamémoire nous répond en fin d’émission. 
01:05:46
February 29, 2020
Bande-annonce Variations sur Radio 2M
Variations est un magazine culturel préparé et produit par Mehdi El Kindi et Layal Rhanem et diffusé depuis septembre 2019 tous les samedis à 10h sur Radio 2M au Maroc.
00:17
February 27, 2020