Skip to main content
en lisant en écrivant

en lisant en écrivant

By Pierre Ménard
Lectures versatiles de Pierre Ménard
Listen on
Where to listen
Apple Podcasts Logo

Apple Podcasts

Breaker Logo

Breaker

Google Podcasts Logo

Google Podcasts

Pocket Casts Logo

Pocket Casts

RadioPublic Logo

RadioPublic

Spotify Logo

Spotify

Histoire du fils, de Marie-Hélène Lafon
Histoire du fils est la chronique d’une famille dans le Cantal  à travers quelques dates clés du siècle (de 1908 à 2008) qui servent de  fil conducteur à une filiation, récit d’une généalogie bouleversée.  Rencontre, deuil, accident, mariage, naissance, à chaque fois la famille  se retrouve. Les liens se renouent, poids des secrets et des silences.  Une narration sans dialogues, à la chronologie versatile, faite  d’aller-retour dans le temps, sur l’absence, la filiation, les secrets  de famille, le poids du passé qui ressurgit et qui trouble les cœurs si  on ne réussit pas à mettre des mots sur des non-dits. Histoire du fils, Marie-Hélène Lafon, Buchet-Chastel, 2020.
08:21
October 23, 2020
Le grand vertige, de Pierre Ducrozet
Après s’être attaché dans son précédent roman, L’invention des corps,  à décrire les réseaux tentaculaires qui irriguent le contemporain, du  corps humain au Web, Pierre Ducrozet s’intéresse dans ce roman à  l’écologie et au changement climatique, à travers l’histoire de  Télémaque, un réseau indépendant constitué de personnalités  iconoclastes, en mission aux quatre coins du monde afin de récolter  informations, échantillons, témoignages, idées novatrices. La fable  écologique se transforme en roman noir mêlé d’espionnage, le tout  agrémenté de machinations politiques. L’auteur parvient à nous fait  réfléchir aux enjeux qui vont déterminer l’avenir de la planète et celui  des générations futures, dans un roman dense, ambitieux, foisonnant  d’idées, d’une écriture polyphonique qui parvient à restituer avec  justesse « des temps pulsionnels d’accélération. » Le grand vertige, Pierre Ducrozet, Actes Sud, 2020.
08:52
October 9, 2020
Chavirer, de Lola Lafon
Lola Lafon évoque la plongée en enfer d’une jeune fille victime d’un  réseau pédophile, les différentes étapes du mécanisme pervers mis en  place par les pédophiles, séduisant jusqu’aux parents pour favoriser  leur aveuglément. Elle décrit également avec justesse le traumatisme  vécu par les adolescentes victimes, la dépression, le renversement de la  violence subie en sentiment de culpabilité. « Ce n’est pas ce à quoi on  nous oblige qui nous détruit, mais ce à quoi nous consentons qui nous  ébrèche ; ces hontes minuscules, de consentir journellement à renforcer  ce qu’on dénonce. » Au-delà de l’histoire centrale autour du réseau, il y  a un travail autour des corps et de ce que la danse exige de ceux et  celles qui la pratiquent. Un livre incontournable sur le consentement,  les remords et le pardon. Chavirer, Lola Lafon, Actes Sud, 2020.
10:02
September 25, 2020
Les Présents, d’Antonin Crenn
Théo, un jeune homme qui a perdu son père lorsqu’il était enfant,  voit ce deuil refaire surface vingt ans plus tard, après le retour  inattendu d’une vieille connaissance, un ami perdu de vue avec lequel il  aimait se promener en ville. Après son premier roman édité par  Publie.net, L’épaisseur du trait où il envisageait la ville dans les deux dimensions du plan, Antonin  Crenn nous invite, avec délicatesse et sensibilité, à un voyage avec  Théo entre l’Est parisien et le Finistère, en quête de ses origines et  de son passé, « un passage dans le temps ou, mieux encore, un  empilement : plusieurs époques cohabitant dans un même espace. » Les Présents, Antonin Crenn, Publie.net, 2020.
12:09
September 11, 2020
Les méduses, de Frédérique Clémençon
Les récits qui tissent le roman de Frédérique Clémençon, s’assemblent  dans une succession de nouvelles liées entre elles par la lumière des  lieux, la présence inquiétante d’animaux en bande (oiseaux, méduses) la  fragilité ou la force d’un personnage, cousus ensemble comme un  patchwork, et finissent par former une grande histoire débordante  d’humanité. Tous les personnages du livre se croisent dans un hôpital de  province, pas très loin de l’océan. Certains y travaillent, d’autres y  souffrent quand certains ne font qu’y passer. C’est là, entre la vie et  la mort, à l’endroit où leurs existences se révèlent les plus fragiles, fébriles, évanescentes, mais les plus vibrantes aussi, qu’ils vont se  retrouver. Les méduses, Frédérique Clémençon, Flammarion, 2020. Lecture de Pierre Ménard
08:47
July 31, 2020
L’exercice de la disparition, de Mathieu Brosseau
L’Exercice de la disparition de Mathieu Brosseau se développe  en deux temps. En écho et prolongement à un préambule, dont le texte  écrit en blanc sur fond noir comme un gant retourné en appelle à une libération de nos mythologies, faire sans pour faire sens,  les variations d’un ensemble de poèmes contrastés, de « paroles  traversantes », dont on saisit le cheminement et la pertinence au fil  des pages et qui nous incitent à voyager à travers « un temps formé  dont on ne sait l’origine et la fin, qui appelle la clairvoyance et qui  pourtant est plus mobile que la lumière. » L’exercice de la disparition, Mathieu Brosseau (Dessins de Ena Lindenbaur), Le Castor Astral, 2020. Lecture de Pierre Ménard
08:07
July 24, 2020
Les enténébrés, de Sarah Chiche
Alors que sa vie conjugale est bouleversée par l’arrivée d’un amant, une psychanalyste laisse resurgir son histoire familiale. Sarah Chiche  explore les failles de l’intime, de la famille, de nos héritages, et de  nos blessures enfantines. Une réflexion sombre et lucide sur l’amour qui  ne nie surtout pas le tragique de l’existence. Une plongée vertigineuse  dans toutes ces folies individuelles sur lesquelles l’immense folie de  l’humanité vient heurter, les guerres, la barbarie, la colonisation, les  migrations, les unes entrant en résonance avec les autres. Un roman  dense et troublant qui se lit comme l’assemblage d’un puzzle. Les enténébrés, Sarah Chiche, Seuil, 2019. Lecture de Pierre Ménard
14:17
July 17, 2020
Cosmétique du chaos, de Camille Espedite
Roman sombre inspiré de la littérature d'anticipation, Cosmétique du chaos pose la question de l'apparence normée et de l'appartenance à une société baignée par la surveillance de masse et la transparence. Le seul moyen de ne pas perdre son identité, dans le monde futur très proche du notre que décrit l'auteur, serait de dissimuler son visage. Pour décrire cette dictature du paraître qui s'enfonce dans la cruauté, la déshumanisation de notre société, l'auteur utilise un vocabulaire soutenu (adjectifs originaux, néologismes) qu'il enchevêtre et associe à la deuxième personne du singulier, qui transforme ce récit troublant en « prose du monde présent. » Cosmétique du chaos, Camille Espedite, Actes Sud, Collection Un endroit où aller, 2020. Lecture de Pierre Ménard
11:38
July 10, 2020
Le Scribe, de Célia Houdart
Un jeune scientifique indien ressemblant au scribe du Louvre, vient  étudier à Paris. Il apprend à déchiffrer la ville et découvre l’amour.  Le récit progresse en va-et-vient, entre sa découverte de la capitale  française et la vie de sa famille restée à Calcutta. Célia Houdart  saisit avec sensibilité et justesse, dans ce va-et-vient et les formes  de l’écriture qui s’inscrivent en filigrane (du logiciel LaTeX aux  graffitis de Restif de la Bretonne sur l’Ile-Saint-Louis ou la Place des  Vosges à Paris), la cohabitation de la beauté et de la violence du  monde (la pollution, l’inquiétude environnementale, le sexisme et les  violences faites aux femmes, les violences policières, la montée des  nationalismes). Le Scribe, Célia Houdart, P.O.L., 2020. Lecture de Pierre Ménard
11:11
July 3, 2020
J’entends des regards que vous croyez muets, d'Arnaud Cathrine
Une suite de soixante-cinq récits assez brefs, une série de croquis  saisis dans le quotidien à partir d’observations sur des inconnus  croisés au hasard à Paris ou en province. Tranches de vie, visages  volés, portraits drôles ou sombres d’inconnus se croisant et dévoilant à  leur insu des moments de leur intimité. Dans ce kaléidoscope de  sensations diverses, d’instants fugaces, un jeu de miroir vertigineux se  profile entre ces inconnus dont l’auteur devine l’histoire pour mieux  l’inventer et l’autoportrait en creux qu’il  dessine. J’entends des regards que vous croyez muets, Arnaud Cathrine, Verticales, 2019 Lecture de Pierre Ménard
11:04
June 26, 2020
La Fabrique du rouge, d'Ariane Jousse
Une forêt c'est ainsi qu’Ariane Jousse désigne son premier livre, La Fabrique du rouge, entre conte, prose poétique et roman. La force de ce texte est précisément dans cette volonté d'écrire un texte au-delà des genres, qui invente son propre territoire : un labyrinthe dans lequel s’égarer, perdre ses repères, dans des chemins qui se déplacent en même temps que la marche. Une série d’errances à travers la forêt qu’est devenu le monde. Un texte poétique sur les chemins du rêve et de l'exil. La Fabrique du rouge, Ariane Jousse, Les éditions de l’Ogre, 2019. Lecture de Pierre Ménard
10:44
June 18, 2020
La Maison indigène, de Claro
En 1930, l’architecte Léon Claro, grand-père de l’auteur, fait bâtir, au pied de la Casbah d’Alger, une maison indigène qui multiplie les emprunts à diverses esthétiques orientalistes pour  parvenir à un simulacre d’authenticité. Albert Camus en tire l’un de ses  premiers textes littéraires, La Maison mauresque. Dans ce récit  composite, foisonnant d’associations, de rebonds et de détours, Claro se  lance dans une enquête poétique où s’enchevêtrent coïncidences  historiques, artistiques et familiales. Dans « les plis du temps » et le  désordre des pièces de cette maison, la révélation « que notre cerveau  et notre mémoire en savent plus long que nous. » La Maison indigène, Claro, Actes Sud, 2020. Lecture de Pierre Ménard
09:34
June 12, 2020
Comme la chienne, de Louise Chennevière
Dans ce récit fragmenté, éclaté, polyphonique, des femmes prennent la  parole, dans un nous explosé. On entend leurs voix trop longtemps  détournées ou retenues, qui s’entremêlent, pour faire entrer par  effraction dans la parole ce qui en a été toujours exclu, dire l’immense  violence et les infimes douleurs. Et comment cet intime, le corps, le  désir, la honte, appartient toujours déjà au monde, par les fantasmes,  les discours et toutes les violences qui l’ont façonné et qui le  hantent. Comme la chienne, Louise Chennevière, P.O.L., 2019. Lecture de Pierre Ménard
11:48
June 5, 2020